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Kek

   Bien le bonjour, chers amis. Aujourd’hui, comme promis, nous replongeons dans une mythologie que nous avions laissée pour finie. Je vous laissai la dernière fois avec cet indice : grenouille. Non pas que nous allions parler de gastronomie française après avoir causé du plus français des alchimistes. Au contraire, nous allons nous éloigner de notre beau pays, traverser la Méditerranée et retourner plusieurs millénaires en arrière. Vous l’aurez sans doute compris, nous retournons en Egypte antique.

 

Nous avions abordé à peu près toutes les divinités majeures de cette mythologie. Mais il a été porté à ma connaissance un dieu primordial qui depuis peu rentre dans l’imaginaire internet à grand renfort de shitposting (c’est-à-dire de publications merdiques). Mesdames et Messieurs, je vous demande d’applaudir Kek, la divinité du chaos et de la nuit.

Rappelez-vous : au départ il y avait Noun, le chaos primordial, un non-monde informe et non policé. De ce dernier naquirent plusieurs dieux qui donnèrent la foultitude que nous connaissons de ce panthéon. Mais il y en a un qui est passé à la trappe de l’Histoire et de la mémoire. Ce dieu, c’est Kek, ou Kekou (à lire Kèk, ou Kèkou). Il est le dieu du chaos. Non pas celui qui apporte le chaos, mais celui qui le représente et qui nous en fait sortir. C’est pour cela qu’il est aussi le dieu de la nuit. Mais attention, pas de toute la nuit ! Non, il est le dieu de la nuit qui précède la première aube. Oui, ils sont chiants les titres des dieux égyptiens. Bien qu’il soit androgyne, il a avec lui une parèdre, c’est-à-dire une divinité avec laquelle il forme un couple (moi aussi je viens d’apprendre ce mot de parèdre qui veut dire « assis à côté »). Elle se nomme Kekout, ou Keket (oui, ça se lit kèkette, vous comprendrez pourquoi je vais utiliser ce nom désormais). Si Kek incarne la nuit avant l’aube, Keket incarne quant à elle la nuit juste après le crépuscule. On a donc un beau couple ténébreux.

 

Ils devraient avoir des gueules bien badasses logiquement. D’un côté, on a Keket, une femme à tête de serpent (aussi badass que phallique, n’est-ce pas ?) et d’un autre côté… ben on a Kek, un homme à tête de grenouille (un peu moins badass, mais il incarne quand même le chaos et les ténèbres). En ce qui concerne ses pouvoirs, on ne sait pas grand-chose sinon que c’est lui qui nous a extirpé de Noun. Et ça, c’est déjà pas mal et ça révèle bien sa grande puissance.

 

Pour ce qui concerne l’aspect égyptien de Kek, c’est grosso-modo tout ce qu’on a. Mais sa mythologie est repartie récemment grâce à la puissance des internets, comme je le disais plus haut. En effet, internet est le pays des trolls et de tous ceux qui publient et écrivent n’importe quoi. C’est donc assez naturellement qu’un pays fictif y est né : le Kekistan. Le nom est grandement inspiré de la déité qu’est Kek. Et cela n’est pas sans raison ! Les kekistanais sont ceux qui apportent le chaos sur les internets, donc il est bien normal de retrouver le dieu du chaos comme divinité protectrice de ce pays. Le culte de Kek en est d’ailleurs la religion principale. Le Kekistan est également pourvu d’un drapeau et d’un hymne : la chanson Shadilay (je n’ai aucune idée du rapport).

 

Bref, ce dieu égyptien méritait amplement son article, déjà parce qu’il a la classe, puis aussi parce que ç’a été le moins chiant à traiter. Je vous laisse donc ici pour cette fois. A bientôt et n’oubliez pas : prrrrrraise Kek !

 

 

 

/Le Prof

 



18/06/2017
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