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Divinités


Les Quatre Animaux

   Identifiés en langue chinoise comme les Sì shòu et en langue japonaise comme les Shijin, les quatre animaux, que l'on trouve également appelés quatre pouvoirs ou quatre figures, sont les gardiens des points cardinaux. Nés de l'observation du ciel et de la nature, ils font leur première apparition dans l'Antiquité chinoise et sont immédiatement associés à quatre couleurs. Après quelques fluctuations, leur apparence se stabilise au cours du IIIe siècle avant Jésus Christ, soit à la fin de la dernière période pré-impériale de l'histoire de la Chine, que l'on désigne comme celle des Royaumes Combattants. Il sont alors inscrits dans le système des cinq éléments et s'allient au Kirin, qui y occupe une place centrale. Il est à noter que les wuxings, ou Cinq Phases, ne renvoient pas aux éléments traditionnellement trouvés dans la pensée occidentale. Il n'est ici pas question d'air, mais de métal, de bois, d'eau, de feu et de terre.

 

 

 

 

Le Qing Long en chinois, ou Seiriu en japonais, est un dragon azur associé à l'Est et représentant l'élément Bois. Comme l'ensemble de ses homologues, il est une créature composite au long corps sinueux et à la gueule féroce, dont le pouvoir réside au sein d'une perle qu'il cache sous son menton ou dans sa gorge.

Le Bai Hu, ou Byakko, est quant à lui un tigre blanc, gardien de l'Ouest et de l'élément Métal. Sa couleur indique une longévité exceptionnelle et de grands pouvoirs puisque seuls les animaux les plus anciens voient leur pelage blanchir. Il est associé à la puissance militaire.

Le Zhu Que, ou Suzaku, est un oiseau vermillon que l'on identifie parfois comme étant un fenghuangla version chinoise du phénix. Il garde le Sud et veille sur l'élément Feu. Son caractère est doux et sage, et il est valorisé par le Feng shui, l'art d'harmoniser l'énergie d'un lieu afin de procurer le santé et la sérénité à ses occupants.

Le Xuan Wu enfin, ou Genbu en japonais, est une tortue-serpent noire associée au Nord et à l'élément Eau. Son rôle est particulièrement important en astrologie.

Quant au Kirin, auquel un article a déjà été consacré, il symbolise l'étoile polaire et possède la couleur jaune.

 

 

 

/Spawy

 


16/03/2017
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Yi

   Dans l'imaginaire chinois, Yi est un peu perçu comme Hercule, c'est-à-dire comme un être "semi" divin. Voici donc son histoire :

Xihe, la mère du soleil, avait eu dix enfants. Les dix soleils vivaient dans les régions orientales, dans un lac. Nos dix soleils avaient reçu l’ordre de l’Empereur Céleste d’aller, chacun à leur tour, éclairer et réchauffer la terre. Grâce à eux, la planète était alors florissante et verdoyante.
Sauf que ces dix soleils ne pensaient qu’à s’amuser, et attendre leur tour pour aller se promener une fois tous les dix jours seulement leur pesait. Et ce qui devait arriver arriva : ils décidèrent un jour de braver l’interdit et d’aller tous ensemble s’amuser autour de la terre. Sur celle-ci, la chaleur fut tellement intense qu’une terrible sècheresse s’abattit. Les rivières furent asséchées, les récoltes détruites, et les hommes durent vivre dans des cavernes sous peine de mourir brulé.
L’empereur Yao demanda donc aux soleils de reprendre le rythme normal d’apparition, afin de pouvoir sauver la planète. Mails ils refusèrent : ils s’amusaient bien, alors. L’empereur Yao, soucieux du bien-être de son peuple et de la sauvegarde de la planète, implora alors l’Empereur Céleste pour que celui-ci lui vienne en aide. Ce dernier, furieux d’apprendre qu’on ait pu ainsi lui désobéir et mettre la terre en danger, convoqua Yi, l’archer céleste. Il lui confia un arc rouge, dix flèches blanches et lui ordonna de punir les soleils.

 

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Yi descendit sur terre. Le spectacle de désolation qui s’offrait à ses yeux renforça sa détermination à obéir à l’Empereur Céleste. Il prit son arc et visa le premier soleil. Celui-ci se transforma en une boule de feu et disparut. Les autres soleils, effrayés, voulurent s’enfuir mais Yi ne leur en laissa pas l’occasion. Il allait tirer sa dixième flèche quand l’empereur Yao stoppa son bras : « Arrête, nous avons besoin de soleil pour vivre, épargne le dernier. »
Yi accéda à sa demande. La vie put donc reprendre un cours normal sur terre. Mais lorsque Yi voulut regagner les cieux, les hommes lui demandèrent de rester pour les aider à vaincre d’autres catastrophes, et il accepta. Voilà comment un archer sauva l’humanité. 

 



/Niedman


30/06/2015
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Guandi

   Guandi fait partie de ces rares individus que sont les hommes ayant réellement existé et ayant été élevés au rang de dieu. Guan yu (ou Kouan yu) naquit probablement aux alentours de l’an 160. Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur du royaume de Shu, dont il fut le frère d'arme avec Zhang Fei, et aurait été un des cinq « généraux tigres » de Liu Bei. Réputé guerrier invincible de son vivant, il fut finalement capturé et exécuté, avec son fils, par les troupes de Sun Quan et par Lu Meng, lors du siège de Fan. Il fut divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guandi, sous la dynastie des Sui (588 - 618). Il est toujours révéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes que par les bouddhistes. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers. On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge (symbolisant la loyauté et la droiture) avec une très longue barbe et portant une sorte de Hallebarde : Dragon Vert, qui pesait, selon la légende, plus de 40 kg. Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes (que je vous invite ardemment à lire), où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d'exploits surhumains.

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Guan Yu est toujours vénéré par les gens du commun. Selon la croyance populaire chinoise, un code de l'honneur incarné en Guan Yu existe dans l'autre monde. À Hong-Kong, il trône sur un petit autel dans tous les commissariats de police ; la plupart des policiers chinois le révèrent. De façon assez ironique, bien des membres des triades le vénèrent aussi. Il est également vénéré par les hommes d'affaires et les commerçants en tant que dieu de la richesse et « saint patron », étant donné qu'il est censé bénir la droiture et protéger des fourbes. Dans le Taoisme on vénère Guan Yu en tant que Saint Empereur Guan et divinité soumettant les démons. Les taoïstes ont commencé à lui vouer un culte à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle, sous la dynastie Song. Dans le bouddhisme, on honore Guan Yu comme bodhisattva et protecteur du Dharma. On l'appelle Bodhisattva Sangharama, « temple » en sanscrit, ce qui fait de Guan Yu le gardien du temple. Sa statue est en général située à gauche de l'autel principal, face à son homologue, le Bodhisattva Skanda. 

 

 

/Niedman


27/03/2015
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