L'Encyclopédie Fantastique

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Bestiaire Maléfique de la Terre du Milieu


Les Nazgûls

   Tout le monde connaît – surtout si vous avez suivi les précédentes chroniques, n'hésitez pas à revoir celle sur l’Anneau Unique – ce poème présent avant chaque tome du Seigneur des Anneaux et que Galadriel reprend dans les films.

 

« Trois Anneaux pour les Rois Elfes sous le ciel, 

Sept pour les Seigneurs Nains dans leurs demeures de pierre, 

Neuf pour les Hommes Mortels destinés au trépas, 

Un pour le Seigneur des Ténèbres sur son sombre trône

Dans le Pays de Mordor où s'étendent les Ombres.

Un Anneau pour les gouverner tous, Un Anneau pour les trouver, 

Un Anneau pour les amener tous et dans les ténèbres les lier

Au Pays de Mordor où s'étendent les Ombres. »

 

Tout commença au Second Âge (S.A.) lors de la forge des anneaux de pouvoirs par Sauron et Celebrimbor. Sauron le traître offrit neuf anneaux de pouvoir à neuf seigneurs des hommes d'alors. Trois d'entre eux étaient issus de la race de Númenor, et nous savons que ce peuple tendait déjà à péricliter – oui, ceci est un renvoi à l'article sur Númenor et l’Akallabêth. Les autres étaient des sorciers et autres guerriers humains qui n'avaient pas quitté le continent. Parmi les plus puissants de ces seigneurs, les númenoréens, on retrouvait le plus puissant d'entre tous, le sorcier à la tête du royaume d'Angmar : j'ai nommé le Roi-Sorcier d'Angmar. Ce n'est pas un nom mais un titre, me direz-vous. Certes, mais rappelez-vous également que ce personnage a existé plusieurs milliers d'années avant la Guerre de l'Anneau qui nous est décrite dans les aventures du plus célèbre des hobbits.

 

Bref, Sauron venait de jouer un coup de maître : avec ses anneaux, il venait de s'assurer de puissants serviteurs. De plus, le royaume d'Angmar était très précieux puisqu'il permettait l'entrée dans le reste de la Terre du Milieu. En effet, les hommes étaient les créatures intelligentes les plus aisément corruptibles, aussi vigoureuses pussent-elles être. Il était favorable à Sauron de corrompre de puissants hommes : il profiterait ainsi de leur influence politique auprès des autres hommes cependant qu'il resterait dans l'ombre des anneaux et ensuite, lors de la levée de la supercherie, il profiterait de leur grande force. En effet, le pouvoir de Sauron imbibait les neuf anneaux de pouvoir et il s'infiltrait par ce biais dans les esprits des seigneurs des hommes. Et les dieux savaient qu'il venait de créer ses plus puissants et serviles sous-fifres, c'est pourquoi ils envoyèrent les istari en renfort.

 

17506288_722071777953787_2086963984_n.jpg*Illustration de Fabio Leone*

 

Ainsi l'on vit le déclin de neuf des plus grands souverains des hommes depuis Núménor. Sauron annihila toute individualité et toute volonté en eux. Ainsi moururent ces rois humains, ainsi naquirent les Neuf, les spectres de l'Anneau, c'est-à-dire en parler noir du Mordor : les Nazgûls. Je vous passe rapidement leur apparence : des hommes drapés de noir et de pièces d'armures de telle sorte que l'on ne puisse pas voir leurs corps (enfin, leurs corps, façon de parler). Ils chevauchent tantôt des chevaux (quand ils doivent se faire un minimum discrets), tantôt des bâtards ratés qui n'ont pas le tiers du quart du huitième de la classe du plus misérable des dragons volants.

 

Ils sont pour ainsi dire immortels puisque leur seul moteur est Sauron. Tant que Sauron est vivant, ils le sont, sous forme plus ou moins stable selon la puissance de leur maître. A la bataille qui vit se faire la gloire d'Isildur et la défaite (que l'on croyait définitive) de Sauron, les Neuf tombèrent comme des marionnettes inanimées (l'image est quelque peu biaisée, mais c'est pour donner l'idée). Ils avaient fait une impression tellement forte aux peuples humains et elfiques que ceux-ci décidèrent d'enfermer corps et âmes (littéralement si j'ose dire) toutes les possessions des Neufs dans un tombeau oublié au plus profond des Monts d'Urudor, le tout protégé par de puissantes magies. « Ce sont de noirs sortilèges, Gandalf. Anciens et pleins de haine. » nous apprendra Radagast le brun. Et pourtant, ils purent se libérer de cette entrave terrestre après de nombreux siècles alors que leur maître se renforçait et les rappelait à la colline de la sorcellerie, la bien nommée Dol Guldur. Néanmoins, Gandalf parvint à voir la trame de leur plan assez tôt et put les contrer avec l'aide du Conseil Blanc lors des événements de la Montagne solitaire (Bilbo, le dragon, les treize nains, toussa-toussa). Mais l'on sait tous que leur exil ne sera que de courte durée (plus ou moins 60 ans) avec la renaissance du royaume de Mordor et les événements du Seigneur des Anneaux. Et comme nous l'avions vu, ils meurent de décès de façon définitive avec Sauron. S'ils ont eu une vie (façon de parler) pitoyable, ils auront au moins su mourir avec panache. Qui peut se vanter de mourir dans une explosion volcanique tout en se battant contre des aigles géants ?

 

Bref, voilà qui est déjà bien pour cette fois. Je vous laisse donc et vous dis à bientôt.

 

 

 

/Le Prof


03/02/2017
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Les Balrogs

   Bien le bonjour, chers amis. Aujourd'hui, nous entrons par les portes de Durin, seigneur de la Moria à la rencontre de l'une des créatures les plus anciennes, puissantes et dangereuses d'Arda : les balrogs. Si vous êtes prêts à faire ce voyage, alors parlez ami et entrez.

 

Les balrogs sont des créatures spirituelles. En effet il s'agit de Maiar – au même titre que Sauron ou les Istari – plus vieux encore qu'Arda puisqu'ils ont été créés dans les chambres intemporelles par Eru-Illùvatar. Ils ont ensuite été séduits, tout comme Sauron, par Melkor durant la musique des Ainur, l'Ainulindalë, et ont décidé de suivre le Vala dans sa descente sur Arda. S'ils sont purs esprits, les balrogs doivent néanmoins prendre forme physique pour interagir avec ce monde. Il n'est fait nulle part mention d'un même contre-coup du Mal sur leur apparence que sur celles de Sauron ou Morgoth, mais cela semble plausible puisqu'ils ont tous la même forme et n'en changent pas. Ils sont décrits comme des êtres gigantesques bipèdes faits de flammes et d'ombres et possédant des ailes. Néanmoins, ces ailes ne sont pas là pour voler, non, il y a des dragons à chevaucher pour cela. Non, ces ailes ne sont là que pour le style. C'est ce que j'appelle un méchant qui pue la classe.

 

Ils sont fort actifs lors de la deuxième moitié du Premier Âge avec le retour de Melkor en Terre du Milieu, que l'on nomme désormais le « Noir Ennemi du Monde » : Morgoth. Les balrogs viennent à sa rescousse à la fin de son combat contre Ungoliant. Ils font de terribles adversaires lors des nombreuses batailles de cet âge et privent Arda de nombreux guerriers elfes et humains. Leur chef, Gothmog d'Angband, est l'un des principaux lieutenants de Morgoth, comme Sauron. Il meurt face à Ecthelion de la Source lors de la chute de la cité cachée de Gondolin. Bref, de toute façon, lors de la chute de Morgoth, seuls quelques balrogs restent encore et ils sont contraints de fuir dans les racines du monde. On ne les reverra pas lors du Deuxième Âge. C'est au Tiers Âge de ce monde qu'ils refont surface. Bon, il n'y a que des elfes pour s'en souvenir vraiment, si ce n'est quelques légendes. Ce sont les nains qui les rappellent à notre mémoire.

 

 

Les nains ont en effet établi une cité dans les Monts Brumeux. Ils creusaient pépères et minaient l'or et les joyaux quand soudain, lors d'une excavation, ils découvrirent un gisement d'acier d'argent, autrement appelé le Mithril. Et les nains, ils ne se dérangèrent pas pour creuser comme des bâtards. C'était noël pour eux, une vie de resto à volonté pour un obèse. Bref, c'était la joie dans les foyers. Ce qu'ils ne savaient pas en creusant le Caradras, et que personne ne savait d'ailleurs, c'est qu'il y avait un balrog endormi là-dessous. On le sait tous : le balrog leur mit une misère, une raclée comme jamais les nains n'en avaient connue. Le roi Durin VI et son fils Náin Ier furent les victimes de ce balrog, de ce fléau. On l'appela depuis le Fléau de Durin, en hommage au grand roi nain. Ce balrog mourra face à Gandalf. Mais il ne se rendra pas sans livrer un combat acharné qui commencera sur le pont, continuera lors de leur chute, puis dans l'eau au fond du gouffre de la Moria. Là le balrog se dira qu'il faut temporiser s'il ne veut pas perdre de suite. Il entraînera alors le magicien dans les entrailles du monde avant de remonter toute la montagne pour aller à son pic. Enfin ils combattront pendant sept jours au sommet de la montagne pour finalement s’entre-tuer. Du moins, Gandalf tuera le balrog puis mourra d'épuisement, pour renaître par la grâce du big boss Ilúvatar.

 

Bref, tous ça pour dire que les balrogs roxent du poney.

 

Maintenant, la visite est terminée. Je vous laisse alors, jusqu'à notre prochaine rencontre.

 

 

 

/Le Prof

 


01/08/2015
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Ungoliant

  Bien le bonjour à tous ! Dans le bestiaire maléfique de la Terre du Milieu, nous avons déjà évoqué les Nazgûls, serviteurs de Sauron, et les Balrogs de Morgoth, serviteurs… de Morgoth (sachant que Sauron était lui-même un capitaine de Morgoth). Aujourd’hui, j’ai une pensée pour les arachnophobes puisque nous allons parler de la création la plus monstrueuse et la plus puissante que Morgoth ait jamais faite : Ungoliant.

Pourquoi les arachnophobes ? Parce qu’Ungoliant est une araignée géante. Dans le film Le Retour du Roi de Peter Jackson (gloire à lui) on voit une araignée géante. Ce n’est pas Ungoliant mais Shelob, une descendante de la première. Il en va de même pour les araignées que l’on peut voir dans la Forêt Noire (cf. The Hobbit, La Désolation de Smaug de Peter Jackson). Vous les trouviez grosses ? Elles sont minuscules par rapport à leur mère (comme vous pouvez le voir sur l’image, sachant que c’est Morgoth qui se tient à ses côtés et qu’il faisait bien au moins 2 ou 3 mètres) !

 

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"Pourquoi est-elle si terrible ?" me demanderez-vous. "Pourquoi ne la voit-on dans aucun des films ?" insisterez-vous. Ne vous inquiétez pas, j’y viens. Mais avant de vous en parler en détail, il faut que j'évoque d’abord les deux arbres et les Silmarils.


J’ai souvent cité les deux arbres de Valinor sans les décrire vraiment, justement pour ce moment. Quand Yavanna créa les végétaux et les animaux, elle imagina deux arbres : l'un aux feuilles d’or et l’autre aux feuilles d’argent (les couleurs, pas les métaux). Ils brillaient d’une lumière magnifique (l’une dorée et l’autre argentée). L’ainé des arbres, celui d’argent, s’appelait Telperion. Celui d’or se nommait Laurelin. Ils donnaient sa lumière à Arda ainsi que ses jours. C’était l’œuvre la plus grandiose d'Yavanna, de celles qu’on ne peut faire qu’une seule fois dans son existence. Mais Melkor n’aimait pas ces arbres (comme tout ce qu’ont pu faire les Valar). Vinrent les elfes et Melkor fut fait prisonnier par les Valar après une grande guerre : la Grande Guerre des Puissances. Après son emprisonnement, Melkor fut libéré sur parole par Manwë (Manwë ne connaissait pas le mal ni le mensonge, à cette époque). Il vécut aux côté des Valar et des elfes pendant longtemps, toujours sympathique, cachant sa haine et ses intentions. Il apprit son art aux elfes. Le plus attentif et le plus doué était Fëanor. Ce dernier arriva au summum de son art en parvenant à capturer la lumière des Arbres dans trois joyaux : les Silmarils. Encore ici, il s'agit d'une œuvre qu’on ne peut réaliser qu’une fois dans son existence. Melkor bouillonnait et, insidieusement, montait Fëanor et certains elfes contre les Valar. Mais Fëanor, s’il avait en effet de la rancœur envers les Valar, n’était pas dupe pour autant du jeu de Melkor ; Melkor qui dût fuir Valinor finalement. Mais il en profita pour subtiliser les Silmarils. De là, dans l’hébétement général, il retrouva Ungoliant et lui promit monts et merveilles pour se servir d’elle. 

Oui, Melkor, le plus puissant des êtres jamais créés ne contrôle pas sa propre créature. C’est dire comme Ungoliant est puissante.  Et cette puissance ne repose pas seulement sur sa force et son poison. Elle réside principalement dans sa gloutonnerie. Alors Melkor lui promit de pouvoir tout manger. Et là, il lui proposa le meilleur repas qu’elle ait jamais pu prendre : Laurelin et Telperion. Elle ne laissa pas une seule goutte de leurs sèves. Ainsi dépérirent les arbres de Valinor. Les efforts de Yavanna et de Nienna ne permirent que de faire pousser une fleur issue de Telperion et une fleur issue de Laurelin ; fleurs qui furent attachées à des vaisseaux dans le ciel, conduits par les Maiar Arien et Tilion, ce qui donna respectivement le Soleil et la Lune.

Bref, l’histoire d’Ungoliant ne s’arrête pas là. Morgoth et Ungoliant n'étaient guère loin de chez eux quand une dispute survint. Morgoth avait sous-estimé l’appétit de l’araignée. Pourtant, elle venait de s’empiffrer de tous les joyaux de la salle du trésor de Fëanor et des deux arbres, mais elle s’était aperçue de l'existence des Silmarils et du fait que Morgoth les cachait pour lui. Et elle avait faim. Elle avait faim. Elle voulait goûter à nouveau à la saveur des arbres. Elle voulait les Silmarils. Mais Morgoth n’en démordait pas. Ni lui ni elle d’ailleurs. Et l’affrontement fut inévitable. Encore aujourd’hui, on peut entendre les hurlements dans la vallée où ils combattirent. Finalement, Ungoliant s’enfuit, mais Morgoth, s’il avait conservé les Silmarils, en avait payé le prix : Ungoliant l’avait blessé grièvement. Pas assez pour le tuer, mais suffisamment pour l’affaiblir et le faire souffrir à jamais. Voilà pourquoi je disais tantôt qu’elle était si terrible.

Quant à savoir pourquoi elle n’apparait pas dans les films, c’est simplement parce qu’elle est morte mes cocos. Comment ? C’est assez simple… et stupide à la fois. Après le combat contre Morgoth, Ungoliant se retrancha dans une zone montagneuse (où exactement est sans importance) où elle engendra ses enfants (dont on voit les descendants dans les films). Mais elle avait toujours faim, et elle mangea nombre de ses progénitures. Les autres ayant fui, elle n’eut plus rien à se mettre sous la dent, alors elle se dévora elle-même. En entier. Comme ça. Tranquille. Et c’est ainsi que finit l’histoire d’Ungoliant.

Je ne vous dis pas ce que je vous servirai la prochaine fois, pour plus de suspens. Mais jusque-là, portez-vous bien et à bientôt pour une autre chronique.

 



/Le Prof


02/09/2015
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Créatures communes du mal

   Bien le bonjour mes chers amis. Aujourd’hui, on va parler crasseux, maléfique, tourmenté. Aujourd’hui, on va parler de quelques créatures communes du mal, les orcs allant être traités dans un prochain article. 

 

 

 

 

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Les Trolls

 

Les trolls sont l’opposé des gobelins. Ils sont immenses, ressemblant à des bêtes. Ils sont aussi brutaux, forts et idiots que les gobelins sont sournois, faibles, petits et ingénieux. Il existe plusieurs « races » de trolls (par exemple le troll des cavernes et le troll de guerre).

 

 

 

 

 

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Les Wargs

 

Les wargs sont créés sur le modèle du loup. Plus grands, plus forts, plus résistants et plus brutaux que leurs homologues naturels, ils sont assez grands pour être montés par les orcs. Ils sont une redoutable arme de guerre (ils mordent plus forts que les chevaux).

 

 

 

 

 

Les Loups-garous

 

Les loups-garous sont des créatures de Morgoth qui sont toutes éteintes, exception faite d’un seul. Ils étaient basés sur un Maia, serviteur corrompu de Morgoth. Ce Maia vous le connaissez bien puisqu’il succède à Morgoth sur le trône du Mordor, aide à la création des anneaux de pouvoir et a un œil sur tout. J’ai envie de dire que les vrais Sauron (pardon).

 

 

 

/Le Prof


02/09/2015
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Les Ghûls

   Bien le bonsoir à toi qui recherche le frisson, l'adrénaline et le danger que procure la nuit. Ce soir, un petit édito sur les créatures du mal. En effet, je vous ai parlé des créatures communes que l'on rencontrait en Terre du Milieu. Mais il en existe certaines qui sont spécifiques au Mordor.
Je vais ainsi vous parler des ghûls. Ce terme vous parait peut-être familier, et en effet puisque la ghûl est inspirée de la goule (honte à vous si vous n'avez pas lu l'article du Voyageur sur cette créature).


La ghûl est une créature faible, fragile, qui se nourrit principalement de viande fraîche. Elle vit en colonie souterraine et se balade et chasse en groupe. Si le nombre leur fait défaut, les ghûls appellent leurs semblables au secours. Gare à vous si cela vous arrivait, car alors vous seriez vite acculés par des centaines de ghûls qui n'hésiteraient pas à vous manger. Trois options s'offriraient à vous pour vous en sortir : avoir beaucoup de talent, être aidé par des amis (ou ennemis), ou bien avoir des pouvoirs magiques. En effet, les ghûls sont faibles aux impulsions magiques. Ou alors, vous n'allez pas au Mordor de nuit, car la ghûl ne sort que de nuit.


On peut dénombrer trois types de ghûls. La ghûl commune que je viens de décrire. Les cracheurs, qui sont les mêmes que les communes à l'exception qu'elles peuvent cracher du poison (oui, vous pouvez mourir car une bête vous vomit dessus). Et la plus dangereuse des ghûls est la matriarche qui, comme son nom l'indique, est la mère/reine de la colonie. La matriarche est bien deux fois plus grande qu'une ghûl commune, a la peau blafarde et est capable de cracher le poison. En plus, elle est bigrement plus résistante que ses congénères. Mais n'ayez crainte car pour l'affronter, il faut aller la dénicher dans son terrier.

 

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Je pourrais aussi vous parler des caragors, graugs et autres mouches de Morgai, mais je vous laisse les découvrir dans le formidable jeu vidéo L'Ombre du Mordor.


Sur ce, faites de beaux rêves.

 

 


/Le Prof


06/09/2015
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Les Dragons

  Bien le bonjour, fieffés rêveurs, dans cette nouvelle chronique qui, après tant d’attente, aborde enfin ces créatures magnifiques : les dragons.

 

Les dragons ont toujours fait couler beaucoup d’encre, se diversifiant en plusieurs espèces selon les époques et les contrées. Et que serait l’univers de la Terre du Milieu sans ces fantastiques créatures ? Le nez de Cléopâtre eût été plus petit, la face du monde aurait changé, comme on dit. Je le dis tout de suite : il existe plusieurs types de dragons, mais ils ont TOUS l’appellation de « dragon ». Alors pas de contestations genre « ouiiii, mais ça c’est une vouivre, blablabla ». C’est un dragon, point. Un autre rappel : Premier Âge = P.A. ; Second Âge = S.A. ; Troisième Âge = T.A.

 

Les dragons furent élevés par Morgoth, avec pour premier représentant un gros ver dépourvu d’ailes mais sachant cracher le feu, à l’haleine moribonde et répandant la mort sur son passage, pratiquant l’hypnose sur ses vieux jours et répondant au nom de Glaurung. C'était un Maia déchu, à l’instar des Balrogs et de Sauron (déchu au sens de corrompu). Mais sa descendance fut plus « naturelle », puisqu'il ne s’agît pas de Maiar ayant pris la forme de dragons, mais bien d’enfants de Glaurung. Glaurung est un ennemi des enfants de Húrin (une noble famille d’hommes, on en reparlera très certainement) et sera le destructeur d’une des plus grandes forteresses elfes du Premier Âge (Nargothrond). Il sera finalement vaincu par l’un des enfants d’Húrin qui se prénomme Túrin (on en reparlera très, très certainement) vers la fin du sixième siècle du P.A. Il y aura par la suite plein d’autres dragons non ailés, de tellement de sortes avec tellement de noms elfiques et de spécificités différentes que je ne vais pas les détailler plus que ça. Retenez qu’il y a des dragons de feu, de foudre, de givre, etc.

 

C’est à la fin du P.A. que, lors de l’Union de Maedhros entre les elfes, les nains et les hommes, et grâce au concours actif des Valar que Morgoth lança son dernier atout dans la bataille qu'alors il perdait (oui, c’est LA carte qui te fait gagner, comme dans Yu-gi-oh) : les premiers dragons ailés. Une horde déferlante de dragons volants (à peu près gros comme Smaug) s’abattit sur l’Union et, comble de tout, pour contrer les Valar, cette horde fut menée par Ancalagon le Noir. Ce dernier était immense. Mais genre vraiment IMMENSE, plus gros que les montagnes. Il mit l’armée des Valar en difficulté et força leur retraite. Il fut finalement abattu par l’un des descendants de Húrin (oui, encore eux), détruisant le Thangorodrim, marquant la fin de la guerre et la chute de Morgoth.

 

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Il resta plusieurs dragons après la Guerre des Puissances (ou Guerre de la Grande Colère), mais les récits du S.A. n’en parlent pas, se concentrant sur Númenor et les elfes. C’est lors du T.A. qu’on retrouve la trace de dragons dans les récits, notamment deux : Scatha dans les Montagnes Grises qui terrorisa la région et fut tué par un des ancêtres des Rohirrim, et Smaug le Doré, dont vous connaissez certainement tous l’histoire contée dans The Hobbit de P. Jackson (pour le coup, l’histoire de Smaug dans le film est rigoureusement identique à celle du livre).

 

Les dragons sont la deuxième puissance de Morgoth juste après les Balrogs. Mais après la mort de Morgoth (en vrai il a été banni dans le néant, mais c’est pareil) les dragons survivants devinrent libres et indépendants. C’est pourquoi Sauron eut du mal à s’offrir leurs faveurs. Il aurait quand même aimé en avoir un qui crache le feu comme Smaug car ça lui aurait donné une puissance bien supérieure (le feu des dragons permettent de détruire les anneaux de pouvoirs, sauf l’Unique). Mais il ne possède que des dragons qui ne crachent pas le feu (ceux que montent les Nazgûls).

 

C’est donc fini pour l’histoire des dragons. Je vous souhaite une bonne journée et à bientôt pour une prochaine chronique.

 

 

 

/Le Prof


30/09/2015
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Les Orcs

   Bien le bonjour chers amis, et bienvenue à vous une nouvelle fois en Terre du Milieu. Aujourd’hui je m’en vais corriger une erreur grave que j’ai commise. En effet, dans la frénésie qui m’habitait lors de l’écriture des Chroniques d’Arda et des articles alentours, j’ai bâclé la race des orcs. Me voici donc devant vous en repentance.

Les orcs sont des êtres hideux, « une forme de vie horriblement anéantie » selon un certain magicien. C’est certes le cas puisqu’il s’agit à la base d’elfes. Vous allez me dire : « Mais Prof, comment les splendides elfes peuvent-ils dégénérer à ce point ? » Et votre interrogation est de fort aloi. Je m’en vais donc vous répondre. Ce ne sont pas d'abord les Valar qui découvrent les Premiers-Nés lors de leur venue en Arda, mais Melkor. En effet, les Valar sont fort occupés en Aman, l’autre continent d’Arda, à déjouer les mauvais coups de Melkor mais également à préparer la venue des elfes. Mais les elfes naissent, non pas à Aman, mais en Terre du Milieu ! Donc, de leur naissance à leur découverte par les Valar, ils passent quelques temps dans la nuit du monde, seuls. Du moins sans les Valar, car entre-temps, Melkor, qui est toujours à l’affût de ce qu’il se passe sur ce monde qu’il revendique comme sien, constate leur arrivée. Et il déteste déjà les elfes. Ils sont beaux, forts, doux, exempts de toute vilénie ; bref, ils sont à l’image des dieux mais pas de lui. Donc la première chose qu’il veut faire c’est de détruire cette œuvre d’Ilúvatar, comme tout le reste d’ailleurs. Il va alors kidnapper quelques elfes dans les ténèbres des jours d’avant les premiers jours, en faisant courir le bruit parmi les elfes que c’est là l’œuvre des Valar, dont les elfes ignorent tout. Ses prisonniers, Melkor va les torturer de nombreux siècles. Il va les corrompre à un tel point qu’ils deviendront en tous points (physiquement et mentalement) différents de ceux qu’ils étaient à leur naissance. Plus rien ne subsiste de la beauté et de la noblesse des elfes en eux. Ils ne sont plus que laideur, dégénérescence, peur et vilénie. Bref, ils sont les avatars mortels du Mal. S’ensuivent toutes les histoires qui ont été récitées dans les Chroniques d’Arda, et bien d’autres encore, mais il ne s’agit point d’un blog dédié à Tolkien. On ne sait pas comment les orcs se reproduisent précisément. Mais il est possible qu’ils soient « fabriqués » tels des outils pour la guerre, par un quelconque procédé magique. Si vous voyez la scène des « Uruk-Haï » dans le film de Peter Jackson, alors vous avez une idée de comment ça doit être.

Leur naissance étant vue, vous devez certainement vous demander maintenant quelle est la différence entre orcs, uruk-haï et gobelins. Encore une fois je m’en vais vous éclairer ! L’équation est la suivante : orcs = gobelins = nom générique de la race. Oui, un orc (ou orque, comme vous préférez) et un gobelin sont la même chose. Et un uruk (oui, le haï est une marque du pluriel) est aussi un orc ou un gobelin. Mais un orc n’est pas forcément un uruk. Je vous explique. Dans la famille des orcs, on trouve plusieurs groupes qui ont des fonctions sociales et des caractéristiques physiques légèrement différentes. On trouve les gobelins, les uruk-haï, les snagas et les demi-orques. Commençons en bas de l’échelle avec le Snaga. Un snaga est un orc un peu maigrichon qui est la main d’œuvre du peuple orc (quand il n’y a pas d’esclaves et encore). Ce sont les snagas qui travaillent à la mine, à la forge, à la cuisine ou qui font toute autre chose que l’on peut nommer travail. Le snaga, c’est la main d’œuvre et la chair à canon des orcs. L’uruk est l’orc de guerre (non, retirez l’image des orcs de Saroumane, ils ne sont pas des uruk-haï) par excellence. Il est fort et endurant, il aime et sait se battre. Un uruk, ça dirige les snagas et ça bastonne. Le terme de gobelin désigne généralement les orcs qui sont allés vivre sous terre. Par exemple, les gobelins qu’affrontent Bilbon et les 13 nains (oui avec le gros roi gobelin) sont des orcs, et les orcs de la Moria (avec Azog et tout) sont des gobelins puisqu’ils vivent dans les mines. Viennent enfin les demi-orcs. Ce sont eux les orcs de Saroumane. Ils ne sont pas entièrement orcs (#SansBlague). Ils ne sont pas, comme dit dans le film, mi-orc mi-gobelin puisque, si vous suivez, vous savez que orc = gobelin. Ils sont en fait mi-orc mi-homme (et re-mi-orc derrière #RéférenceDeQualitay). Et oui ! Saroumane, par un procédé magique a mélangé le sang des orcs et celui des hommes qui lui prêtent allégeance (les sauvages qui attaquent le Rohan). Je tiens à préciser qu’à aucun moment le magicien ne les a forcés. En gros, ça s’est déroulé ainsi : « - Wesh poto, tu veux pas me donner un peu de ton sang ? C’est pour le travail. – Ah ben si c’est pour le travail, prends-en autant que tu veux, man. »

 

Ça fait beaucoup d’informations hein ? Alors je résume brièvement : orc et gobelin sont des synonymes. Avec le temps, gobelin désigne l’orc qui vit sous terre.  L’orc de guerre est un uruk (plus puissant et large) et l’orc de maison est le snaga (plus chétif). Le demi-orc est une création de Saroumane et est un être plus résistant à la lumière du jour moitié orc moitié homme. Les deux seuls points communs entre tous ces groupes d’orcs sont leurs natures vicieuse et guerrière.

Bref, voilà que cet article se termine. Je vous dis donc à bientôt.

  

/Le Prof

 


24/10/2017
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