L'Encyclopédie Fantastique

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Chroniques d'Arda


Chroniques d’Arda : Le Mal

  Ces chroniques ne seront pas exhaustives. Recracher l’œuvre d’une vie telle que celle-ci n’est pas pertinent, aussi je vous invite à lire les livres de Tolkien avant tout (Le Seigneur des anneaux, Bilbo le hobbit, Le Silmarillon, Les Contes et légendes inachevés, etc.)

 

 

  Au commencement il n’y avait rien. Dans ce rien flottait Ilúvatar (Dieu, si vous n’aviez pas compris). Mais il se sentait seul, aussi créa-t-il les Ainur. Il faut savoir qu’à ce stade, Ilúvatar et les Ainur n’ont pas de forme. Ils sont des voix, au pire sont-ils des halos de lumière. Ilúvatar aima de suite les Ainur et il les instruisit. Quelques temps plus tard (entendez par là quelques siècles ou millénaires), il réunit tout ce beau monde pour leur montrer quelque chose. Il se mit à chanter et les Ainur le suivirent. Ilúvatar leur permit alors de voir ce qu’ils chantaient (comprenez qu’il créa ce qu’ils chantaient). Ainsi naquit Eä, le monde qui est. En effet, « l’univers », au sens large, est composé de trois grandes parties : le vide, les salles intemporelles (demeure d’Ilúvatar, sans forme physique) et Eä, qui est le vrai univers physique. Mais le Chant des Ainur ne s’arrêta pas là et s’ensuivit la création d’Arda, la Terre (et là vous voyez pourquoi le titre de la chronique).


Mais le sujet n’est pas la création du monde, c’est le mal. Ilúvatar n’a pas créé le mal tel quel. C’est lors du Chant des Ainur qu’il commença à se former, sous la forme de la jalousie. Ilúvatar donnait le tempo du Chant et les Ainur ajoutaient par-dessus leurs propres voix, toujours dans la veine de la mélodie proposée par leur guide. Parmi les Ainur, deux sortaient du lot comme étant les plus puissants ex æquo. Ils se nommaient Manwë (le plus dévot des Ainur à Ilúvatar) et Melkor (qui devint le plus rebelle à partir du Chant). Manwë suivait donc le thème d’Ilúvatar avec la plus grande attention, lui apportant de la grandeur sans s’écarter du tempo, mais Melkor pensa qu’il pouvait donner quelque chose d’aussi grand que ce chant sans lui être conforme. Il créa alors quelque chose de totalement différent, qui était dissonant par rapport au Chant général. Beaucoup d’Ainur furent tellement choqués qu’ils s’arrêtèrent. Il ne resta plus finalement qu’Ilúvatar et Melkor pour chanter, Melkor défiant son père et ce dernier reprenant son fils. Ce rap-battle continua jusqu’à ce que le chant d’Ilúvatar devienne trop intense et trop magnifique pour Melkor, qui revint dans la mélodie de base. Les autres Ainur reprirent à leur tour.

 

Depuis ce jour, il resta une rancœur envers Eru, le nom donné à Ilúvatar par les elfes, chez Melkor. Quand le Chant fut fini, Eru donna la possibilité aux Ainur de descendre sur Arda pour la gouverner et la préparer à la venue des Enfants d’Ilúvatar (les elfes et les hommes), enfants qu’il avait fait entrapercevoir aux Ainur. Il précisa cependant que ceux qui descendraient ne pourraient plus remonter vers leur père et leurs frères et sœurs restés dans les Salles intemporelles. Il en fut qui descendirent quand même, dont Manwë et Melkor. Ces Ainur furent ensuite et à jamais appelés les Valar.

Alors que les Valar, dirigés par Manwë, s’affairaient à aménager Arda pour l’arrivée des Enfants, Melkor alla de son côté construire ce qu’il voulait pour lui et tenta de créer la vie. C’est là qu’il créa une bonne partie des créatures les plus viles, à savoir les trolls, les gobelins, le premier dragon (qui n’avait pas d’ailes), Ungoliant (une araignée gigantesque) et les loups-garous. « Mais et Sauron ? Et les Balrogs ? », me direz-vous. Et bien il ne les a pas créés. Car les Valar ne sont pas les seuls à être descendus sur Arda. Ilúvatar leur avait donné des serviteurs pour les aider : les Maiar, des Ainur de second rang. Sauron et Gothmog (ainsi que les autres balrogs dont il est le prince) sont ainsi des Maiar corrompus par Melkor.

 

« -Tu fais encore une erreur Prof ! Ce sont les balrogs de Morgoth et non pas de Melkor ! Tu dis de la merde depuis le déb-

- SILENCE ! Quelle impudence de me croire ignorant ! »

 

Je ne me trompe pas en parlant de Melkor. Car il fallut une guerre entre Melkor et les Valar, la naissance des elfes (dont certains furent corrompus par Melkor après des tortures inimaginables et devinrent les orcs), la venue des elfes à Valinor, demeure des Valar, la capture de Melkor et quelques autres péripéties qui durèrent des siècles entiers avant que Fëanor, nouvellement roi des Noldor, une famille d’elfes, ne nomme le traitre qui lui avait volé ses plus précieuses créations : Morgoth. C’est seulement à ce moment-là qu’on utilise le nom de Morgoth à la place de celui de Melkor. Il y aura encore plusieurs siècles de guerre contre Morgoth, où il assiègera presque totalement la Terre du Milieu. Pendant ce temps naitront les hommes, qui se diviseront, les uns luttant pour Manwë et les Valar, les autres luttant pour Morgoth, et finalement, Morgoth sera vaincu. Mais les Valar sont immortels, ainsi Manwë, avec l’aide exceptionnelle d’Ilúvatar, ne pourra que le bannir d’Eä. Et depuis Morgoth ère dans le vide, ressassant se haine pour l’éternité.

 

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L’article étant déjà très long, j’ai un peu précipité la fin, aussi vous invitè-je vivement à lire les livres. Mais je veux expliquer les deux images que je publie. Sur l’une on voit un homme beau et ténébreux : c’est Melkor, au temps où il était encore capable de prendre une forme ravissante. Lorsqu’il ne deviendra plus que haine, il sera incapable de changer de forme et demeurera monstrueux. C'est Morgoth, la deuxième image. Je trouve que montrer les deux est intéressant car Melkor n’était pas un être mauvais de base. Il y a tout un périple émotionnel pour passer de Melkor le Valar à Morgoth le seigneur des ténèbres.


Sur ce, je vous laisse et attention aux tentacules.

 

 

 

/Le Prof


06/08/2015
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Chroniques d’Arda : Les Valar

  Bien le bonjour jeunes gens assoiffés de merveilles ! Aujourd’hui, vous ne serez pas déçus car nous allons parler des êtres les plus magnifiques après Eru-Ilúvatar : les Valar. Souvenez-vous qu'Ilúvatar a créé des êtres purement spirituels que l’on nomme les Ainur, et que certains de ces Ainur sont descendus sur Arda (la Terre, si vous avez bien suivi). Mais les Ainur ne sont pas tous de même puissance. De ce fait, on distingue dans les Ainur descendus sur Arda les Valar et les Maiar. Les Valar sont les rois et reines d’Arda, les dieux de ce monde qui veillent à ce que les visions du Chant des Ainur se réalisent. Parmi eux on distingue les Aratar, qui sont les principaux et les plus puissants des Valar, et les autres. Les Valar sont des êtres purement spirituels, même s’ils peuvent prendre différentes formes physiques. Donc, en théorie et même si eux se donnent parfois des genres, ils ne sont ni mâle ni femelle.
Mais il y a d’autres Ainur, qui ne sont pas assez puissants pour être des Valar. Ce sont les Maiar. Ils sont au service des Valar et chaque Vala (singulier de Valar) se voit « équipé » d’un ou de plusieurs Maiar. Parmi ceux-ci, on retient quelques noms seulement : Ossë, Uinen, Melian, Curumo, Olórin, Aiwendil, Alatar et Pallando, Sauron, etc.

  

artfichier_776322_5036888_201508062746890.jpgLes Valar sont ceux des Ainur qui ont choisi de vivre sur Arda, pour préparer celle-ci à la venue des Enfants d’Ilúvatar et pour les accueillir. Ils sont quinze au début. Mais, comme on l’a vu lors de la dernière chronique, Melkor se détourne du bien, cherchant à conquérir puis à détruire Arda et devenant ainsi Morgoth, le Noir Ennemi du monde, en ancien elfique. Sur les quatorze restants, on en distingue huit : les Aratar, c'est-à-dire les exaltés, toujours en ancien elfique, qui sont incroyablement puissants.

 

Le premier des Aratar, et donc des Valar, est Manwë Súlimo, roi des Valar et de l’air. C’est le plus noble des Valar. Il commande les cieux et observe tout depuis sa demeure du Taniquetil (la plus haute des montagnes qui encerclent Valinor, le pays des Valar). Ce qu’il ne peut pas voir, il le sait grâce aux autres Valar, ou bien grâce à ses aigles géants (oui, ceux qui aident Gandalf). Il fait tout son possible pour protéger les Enfants d'Ilúvatar de la domination de Melkor et de Sauron. Il est décrit comme très grand, d'une beauté grave, avec des yeux bleus étincelants, portant des habits sertis de saphirs et un sceptre également bleu. Il est le compagnon de Varda Elentári.

Varda est donc la compagne de Manwë. Elle est la reine des étoiles (ce que signifie Elentári, en ancien elfique), ce qui explique que les elfes l’adorent. En effet, la première chose qu’ils virent à leur arrivée sur Arda fut le ciel étoilé créé par elle. Varda et Manwë ont plusieurs Maiar à leur service, mais celui que l’on retient est Olórin, plus connu sous les noms de Mithrandir ou Gandalf.

 

Vient ensuite Ulmo, le roi des eaux, des mers et océans. Il n’a pas de compagne et préfère vivre dans les calmes fonds océaniques qu’à Valinor. Il ne prend que rarement une forme physique mais ses apparitions sont quelque peu impressionnantes. « […] telle une haute vague qui s'avancerait sur les terres, un heaume noir couronné d'écume et une cotte de mailles où l'argent ruisselle, moitié d'ombres vertes. », peut-on lire dans le Silmarillion. Il connaît tous les besoins et toutes les souffrances d’Arda grâce aux fleuves, lacs et rivières. Il est aidé de deux Maiar nommés Ossë et Uinen, représentant respectivement la tempête et le calme.

 

Il y a aussi Aulë le forgeron. Roi du feu et de la terre, il est un maître dans tous les arts, égalant Melkor. C’est le trio formé par Manwë, Ulmo et lui qui créa Arda, mais il mit seul au monde la race des nains, avant même l’arrivée des elfes. Eru-Ilúvatar, perplexe face à la création d’Aulë qu’il n’avait pas prévue, demanda à ce dernier de les détruire. Aulë voulut obtempérer et avait le marteau en main quand Eru l’arrêta net, constatant que les nains étaient devenus des êtres vivants à part entière. Ils craignaient en effet pour leur vie et tentaient de se cacher. Mais il ne permit leur apparition sur Arda qu’après la venue des elfes. 

Aulë est le compagnon de Yavanna Kementári, la reine de la nature, des fruits et des arbres. C’est elle qui donne naissance à toute végétation sur Arda. Elle est aussi la mère des deux arbres de Valinor (ses plus grandes créations, jamais égalées depuis). Des Maiar aidant Aulë, on en retient principalement deux : Curumo (plus connu sous le nom de Saruman) et Sauron (oui oui, le même Sauron que dans les films).

 

S’ensuit Oromë, Vala de la chasse. Il a pour attributs un cheval nommé Nahar, père des Mearas, la race des chevaux les plus purs et les plus rapides, et une trompe de chasse nommée Valaróma. Il aime les Terres du Milieu où il monte Nahar pour affronter les créatures de Melkor. C’est durant l’une de ses chasses qu’il découvre par hasard les elfes, qu’il ramènera par la suite à Valinor (pour une part du moins). Il est le compagnon de Vaná, la Toujours-Jeune, sœur de Yavanna. Vaná n’est pas une Aratar.

 

Vient ensuite Námo, que tout le monde appelle Mandos, juge des morts. Autrement dit, c’est Hadès. Il est le compagnon de Vairë la tisserande, dame du temps, qui n’est pas une Aratar.


La dernière Aratar est Nienna, Vala des lamentations et des pleurs, du deuil quoi. Elle aida Yavanna à créer les arbres de Valinor.

 

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Les autres Valar sont presque insignifiants, je vous invite donc à consulter les œuvres pour en savoir plus (au pire, wiki est ton ami). 

 

 

 

/Le Prof

 

 

 

 

Pour aller plus loin : Les Maiar !


06/08/2015
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Chroniques d’Arda : Edito sur les Maiar

   Voici une petite annexe sur les Maiar rien que pour vous !

 

Au Troisième âge, les Valar envoient cinq Maiar pour aider les hommes et les elfes à s’unir face à l’Ennemi (Sauron). Ces Maiar sont les Istari, « les sages » en elfique ancien. Le premier arrivé est Curumo, connu sous le nom de Saruman (Saroumane une fois traduit) le Blanc. Il est envoyé par Aulë, ce qui explique sa passion pour les anneaux de pouvoir, chefs-d’œuvre de création. Viennent ensuite Alatar et Pallando, les mages bleus voyageant ensemble dans l’extrême ouest de la Terre du Milieu, derrière le Mordor, dont on ne sait pratiquement rien si ce n’est que l’un était grand et l’autre petit. On ne sait pas exactement qui les envoie mais un consensus semble se faire sur Oromë, ce qui expliquerait leur vaillance à attaquer les forces de Sauron là où personne ne peut leur venir en aide. Ensuite vient Aiwendil, connu sous le nom de Radagast le Brun, serviteur de Yavanna. C’est l’Istar (singulier de Istari) le plus proche de la nature, le plus candide mais non pas le plus sot. Et enfin, en bon dernier arrive celui qui ressemble à un petit vieux insignifiant, tout vêtu de gris et appuyé sur un bâton, c’est Olórin, autrement connu sous le nom de Gandalf le Gris. Il est envoyé par Manwë et Varda, mais est aussi très proche de Lórien (le Vala des rêves) et de Nienna (la Vala du deuil) de qui il apprit la compassion. 


Gandalf est le seul à vraiment tenir son serment d’Istar. En effet, Saroumane passe à l’ennemi, les mages bleus se perdent dans l’Est et Radagast préfère s’en tenir aux animaux pour finalement être tué par Saroumane. La mort de Gandalf contre le Balrog marque l’échec des Istari. Mais Gandalf, il a tellement le swagg que c’est Ilúvatar lui-même qui le fait renaître encore plus puissant et toujours aussi sage sous les traits de Gandalf le Blanc. Il est d’ailleurs le seul Istar à rentrer à Valinor. Il est à savoir aussi qu’il est allé en Terre du Milieu parce que Manwë avait insisté pour qu’il y aille. Olórin ne voulait pas faire partie des Istari, doutant de ce que ça donnerait. Si Saroumane était le plus puissant, Gandalf était le plus sage et c’est grâce à sa sagesse qu’il a sauvé Arda.


Je vous dis à bientôt pour une autre chronique.

 

 


/Le Prof


06/08/2015
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Chroniques d’Arda : Classification des Elfes

   Bien le bonjour à tous dans cette nouvelle chronique ! Aujourd’hui nous allons aborder un thème bien fat, un thème sponsorisé par Doliprane : les elfes.

 

Les elfes sont  les premiers nés d’Ilúvatar. C’est-à-dire que ce sont les premiers êtres physiques doués d’intelligence et d’un langage. Quand Ilúvatar imagine les elfes pendant le Chant des Ainur, il les imagine immortels, beaux et sages, contrairement aux hommes qui recherchent le pouvoir. Ils naissent près du lac Cuiviénen. Et là commence une classification compliquée. Car oui, Tolkien aime classifier. Et il aime les langues, en bon professeur d’anglais amoureux de la lettre et du langage qu’il est. Du coup, il donne des noms en elfique ET en langage commun (le français pour nous) aux différentes classes d’elfes. Retenez aussi que l’elfique va changer selon les époques et les familles d’elfes, ainsi partons-nous du Quenya (l’elfique ancien) pour arriver au Sindarin (l’elfique du Troisième Âge) en passant par plein de genres de patois elfiques mineurs.

 

À leur naissance donc, les elfes sont appelés les Quendi. Vient alors Oromë qui les invite à Valinor. Certains le suivent, d’autres non. Ceux qui restent en Terre du Milieu sont appelés les Avari, ceux qui suivent le Vala sont nommés les Eldar. Il y a ceux qui vont jusqu’au bout du voyage, les Calaquendi (les elfes de lumière) et ceux qui ne le finissent pas et retournent finalement en Terre du Milieu, les Moriquendi (les elfes de la nuit).

 

Parmi les elfes de la nuit on rencontre les Sindar, les elfes gris avec à leur tête Thingol (qui a vu la lumière des Arbres de Valinor) et Melian (une Maia qui épousa Thingol). Il y a aussi les elfes sylvestres, les Nandor, menés par Lenwë ; les Laiquendi, les elfes verts de Denethor ; les Falathrim de Cirdan, qui s’arrêtent au bord de la mer... Ils sont répartis en plusieurs familles à cause de leur stationnement géographique, mais là encore, la géographie chez Tolkien est compliquée (le monde change du tout au tout selon l’époque) donc je ne préciserai pas plus. 

 

Parmi les elfes de lumière, il y a trois familles. Les Vanyar (les blonds) d’Ingwë, qui sont les premiers partis et arrivés à Valinor et qui y restent à jamais. Ils ont la particularité de tous être blonds grâce à la lumière des arbres. Il y a ensuite les Noldor (les sages) de Finwë, qui sont les seconds arrivés mais qui ensuite sont repartis, pour revenir amputés de plusieurs membres de leur famille. Les derniers arrivés à Valinor sont les Teleri (littéralement les derniers) des frères Olwë et Elwë, qui sont les plus nostalgiques des Terres du Milieu et de la mer. Ils seront d’ailleurs les plus grands charpentiers de navires de tous les temps, avant que les Noldor ne les trucident.

 

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Voilà en gros la classification des elfes. Je ne parlerai pas de leur histoire car il y a beaucoup de noms, beaucoup à dire et trop peu de Doliprane. La prochaine chronique leur sera également consacrée, d’une façon plus historique et moins naturaliste. Sur ce je vous laisse à vos cachets de paracétamol, bons baisers depuis Arda.

 

 

 

/Le Prof


28/08/2015
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Chroniques d’Arda : Description des Elfes

   Salut mes bichons ! Me revoilà pour en finir avec les elfes. Après avoir développé la classification des familles d’elfes, on va parler de leur nature, de leurs coutumes, etc.

Les elfes sont donc les premiers êtres intelligents physiques créés, les Premiers Nés des enfants d’Ilúvatar (vous le savez si vous suivez mes chroniques, sinon voilà qui est fait). Ce sont des êtres assez grands, fort beaux et surtout immortels. Cette immortalité leur permet d’accumuler des savoirs. Ils sont donc doués d’une très grande sagesse.

Nés sur la rive du lac Cuiviénen, la première chose qu’ils observèrent fut le ciel étoilé. De ce fait, à la naissance des astres solaire et lunaire, ils eurent une préférence pour la lune, astre qui apparaît la nuit et dont la lumière n’efface pas celles des étoiles. Ils restèrent au bord du lac jusqu’à leur découverte par Oromë. A ce moment-là Melkor était à Angband, sa forteresse, en train de faire la guerre aux Valar et en train de créer ses monstres. Il n’y avait pas encore le soleil, ni la lune, donc la Terre du Milieu, dont Cuiviénen, était entièrement plongée dans la nuit et en proie à la vilénie de Melkor. Alors la question (rhétorique) que je vous pose est : pourquoi les elfes ne suivirent-ils pas tous Oromë ? Est-ce parce qu’ils n’avaient pas croisé le vilain pas beau et qu’ils se sentaient bien où ils étaient ? Non. Ils étaient au contact des créatures maléfiques. Ils savaient le danger qu’elles représentaient puisque plusieurs elfes avaient déjà été enlevés par Melkor (ceux-là mêmes qui donneront la race des orcs). MAIS, Melkor qui n’était pas la moitié d’un imbécile, qui connaissait la musique des Ainur et qui savait que les elfes allaient naître (et donc être protégés par les Valar), avait fait en sorte que les rapts semblent perpétrés par un cavalier. Et qui était un cavalier allant souvent sur les Terres du Milieu pour poutrer les troupes de Melkor ? Oromë. Ainsi, quand Oromë se pointa en disant « Viendez les copains ! » aux elfes, certains s’en méfièrent et lui répondirent « Va chier ».


11903863_890192724395459_4522585266792089666_n.jpgBref. Les quendi sont des esthètes. Sages, maîtres en tous les arts. Et quand je dis tous les arts, c’est TOUS les arts. Autant ceux des artistes que ceux des artisans. Ils ne font pas de différence puisque tout ce qu’ils font, ils le font de manière belle. Le pire, c’est qu’eux-mêmes sont beaux. Et ils s’embellissent avec l’âge. D’ailleurs, ils y a trois phases dans la vie d’un elfe. La première est l’enfance ; ils ne naissent pas à taille adulte. Ils vont donc grandir et vieillir jusqu’à leur âge adulte. Puis ils vont rester pareils, c’est la deuxième phase. Ils peuvent rester ainsi jusqu’à la fin des temps et ne jamais entamer la troisième phase.

« -Mais quelle est la phase finale ?
-C’est la vieillesse pardi ! 
-Ah ouais ? Et comment un être immortel fait pour être vieux d’abord ? Hein ? HEIN ?
-SILENCE ! Non mais ! J’y viens. »

Quand je dis que les elfes sont immortels, j’entends par là qu’ils ne peuvent pas mourir de vieillesse ni de maladie. Mais ils ne sont pas invincibles. Il y a en gros deux choses qui les tuent : un coup d’épée dans la gueule (ou autre part, ou avec autre chose, l’important c’est la blessure mortelle) et la dépression. Oui, un gros coup au moral et vous clamsez un elfe, ce qui peut prendre quelques jours comme des années. Cependant, un elfe peut parfois survivre à un coup donné au moral. Ainsi sera-t-il vivant, mais affaibli. Et cette faiblesse dans son pouvoir, dans sa nature, va marquer son corps. Il va paraître vieux. Des rides se creusent, plus ou moins selon l’intensité de la dépression, et fait important : la barbe pousse à ces messieurs. Rares, très très très rares sont les elfes barbus (l’elfe est imberbe par nature). On pourra citer Cirdan (chef des Falathrim que l'on voit sur l'illustration) et puis c’est à peu près tout (les autres ne sont pas connus, ou du moins seulement connus des plus fanatiques de Tolkien). Cette barbe et ces rides sont la troisième phase.

Pour résumer : un gosse avec des oreilles pointue, c’est la première phase, Legolas c’est la deuxième, et Legolas avec la trombine de Gandalf c’est la troisième.

Pour en revenir aux enfants elfes, on peut dire qu’ils viennent au monde après une gestation d’un an. Leur anniversaire tombe le jour de leur conception et non de leur naissance. Leur esprit grandit plus vite que leur corps, ainsi à ses deux ans (un an pour un homme), bébé elfe sait parler, marcher, voire danser. Sachant cela, imaginez qu'ils deviennent pubères vers leurs 50 ou 100 ans.


Quand un elfe meurt, il attend (son âme du moins) dans les cavernes de Mandos, le Vala gardien des morts. Ces cavernes sont d’immenses salles souterraines où les elfes décédés se contentent de patienter jusqu'à la fin du monde. Le pire pour eux, c’est de voir passer les âmes des mortels (les hommes) pour aller on-ne-sait-où (seul Ilúvatar le sait).

Pour ce qui est des rites, ils n’en ont pas vraiment hormis celui du mariage. Ils se marient par amour ad vitam aeternam, sans forcément avoir besoin de l’accord parental ni faire de cérémonie particulière, autre que la prononciation des vœux et l’échange des anneaux. Aussi, s’ils le veulent, ils peuvent choisir une période d’essai d’un an incompressible que l’on appelle les fiançailles. S’ils sont toujours ensemble au bout de l’année, alors ils peuvent se marier et coucher ensemble. Ils sont très proches de leurs enfants et de leur famille. Rester loin de son enfant durant la prime jeunesse de celui-ci, ça tue presque le parent en question (dépression, tristesse toussa toussa). Ils n’ont pas de rites funéraires. Pas besoin, direz-vous, puisque leur âme va, en gros, dissoudre le corps, le faire devenir immatériel et invisible.

Voilà qui est fait pour les elfes ! Là-dessus, grosse bise et à la prochaine.

 

 


/Le Prof



28/08/2015
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Chroniques d'Arda : Les Hobbits

   « Dans un trou vivait un hobbit […]. » Qui ne se souvient pas de cette phrase toute simple et pourtant marquante introduisant le célèbre Seigneur des anneaux ? Si cette trilogie décrit une épopée formidable et grandiose, on pourrait s’étonner de la voir débuter par une introduction entièrement dédiée à la race la moins signifiante de la Terre du Milieu. Tenez-le-vous pour dit : la célèbre saga n’est qu’une suite que Tolkien n’avait pas prévu de faire à Bilbo the hobbit.

 

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Vous l’aurez compris, on va parler de la race des Semis-Hommes ou Periannath en elfique. Les hobbits sont de filiation humaine. Ils ne sont ni des nains ni des elfes mais bien des hommes. Leur particularité principale est, vous le savez, leur petite taille, variant généralement entre 60 et 120 cm de hauteur. Majeurs à 33 ans, ils vivent généralement jusqu’à 80 ans, même s’il n’est pas rare d’en voir vivre jusqu’au siècle. Bilbon lui-même vécut jusqu'à 131 ans après que son grand-père, le Vieux Touque, se soit éteint à 130 ans (pour le coup, ils sont les seuls à avoir vécu si longtemps). Les Hobbits n’ont pas besoin de chaussures, disposant d’un cuir naturel protecteur. Ils sont très habiles de leurs mains et pratiquent majoritairement l’agriculture.


Ils sont un peuple pacifique, peu disposé à se battre. Néanmoins, ils durent en quelques rares occasions prendre les armes. Ils sont très fermés sur eux-mêmes et ne se préoccupent pas du monde extérieur à la Comté. Ils savent d’ailleurs passer inaperçus, ayant un pas léger malgré leur carrure. Car oui, le hobbit est généralement enrobé, ayant développé très tôt un amour de la bière, de la chair et aussi de l’herbe à pipe. Ce fut d’ailleurs un hobbit qui le premier cultiva et fuma l’herbe à pipe. Il s’agit de Tobold « Vieux Toby » Sonnecor, qui donna son nom à la meilleur herbe à pipe (si tu cherches encore, c’est le Vieux Toby) de la Comté. Ce furent donc les hobbits qui apprirent aux hommes à fumer.


Ils vivaient au début près de l’Anduin, le fleuve qui part grosso-modo de la Lorien et qui se jette dans la mer au sud du Gondor. Mais les guerres du Second Âge les firent migrer vers l’ouest dans un coin que l’on nomme maintenant la Comté. Il était à l’origine trois branches de hobbits : les Pieds Velus, imberbes et avec une forte pilosité sur les pieds, préférant vivre dans les terres dans les fameux trous de hobbit (smials) ; les Forts, les plus grands et les plus lourds, les seuls à savoir nager et qui vivent principalement sur la rive de la Bruinen (que la plupart des hobbits nomment « l’Eau »), qui sont aussi les seuls à avoir un peu de pilosité faciale ; et finalement il y a les Pâles qui sont grands, fins, avec la peau et les cheveux pâles, préférant la chasse forestière à l’agriculture et se mêlant bien aux elfes et aux hommes. Aujourd’hui, il est difficile de les différencier, les unions ayant dispersé les caractéristiques de chaque branche dans les autres.

Leur organisation communautaire est simple. La police ressemble plus à un corpuscule de gardes-chasse et le chef est élu toutes les je-ne-sais-plus-combien-d’années. On le nomme maire ou thain.
Outre l’agriculture, la bière, le jambon et l’herbe à pipe, les hobbits sont extrêmement friands de généalogie. Ils sont très fêtards et font six repas copieux dans la journée (les premiers et seconds petit-déjeuners, le déjeuner, le goûter, le dîner et le souper). Tout est prétexte à de grandes fêtes et les anniversaires sont souvent les plus grandes. Le hobbit qui fête son anniversaire doit d’ailleurs attendre l’arrivée de chaque invité pour le saluer et lui offrir un cadeau. Chaque cadeau que reçoit un hobbit dans sa vie est significatif.

Sur le sujet des hobbits, je n’ai plus grand-chose à dire. Je vais donc me taire pour l’heure et vous laisser à vos rêveries habituelles. Bons baisers depuis la fac.

 

 


/Le Prof


13/09/2015
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Chroniques d'Arda : Les Change-peau

   Bonjour à tous et bienvenue pour une nouvelle chronique. Alors même que mes soucis de connexion sont réglés, nous voilà repartis dans la Terre du Milieu, plus particulièrement dans la région du Val d’Anduin (le plus grand fleuve de la Terre du Milieu) à la recherche des change-peau.

 

Les change-peau ont une origine inconnue. Du moins, il y a deux hypothèses possibles : soit ce sont des descendants des grands ours qui vivaient là avant l’arrivée des géants, soit ce sont des descendants des hommes qui vivaient là avant la venue des gobelins et des dragons. Gandalf, s’il ne peut pas dire laquelle est la bonne, accorde néanmoins plus de crédit à la seconde hypothèse.

 

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Les change-peau ont la capacité de se transformer en ours. Des ours plus gros que la moyenne. Le principal représentant des change-peau est Beorn, qui donnera son nom à cette sous-espèce de l’homme (si l’on suit la deuxième hypothèse) : les Beornides. D’ailleurs, pour ce qui est de l’impact des Beornides dans la bataille des cinq armées, je vous renvoie vivement au livre, le film éclipsant presque totalement ce brave Beorn. Sinon, les Beornides sont assez ambigus : à la fois sauvages et très urbains, solitaires et sociaux, doux et violents. Ils ont une haine tenace et tout-à-fait particulière envers les orcs qui ont mis en esclavage plusieurs Beornides, soit pour leur force de travail soit pour le plaisir (en mode bouffon).

 

Pour ce qui est de leur inspiration mythologique, Tolkien a puisé dans les mythes nordiques la figure du berserker. Notez que ce n’est pas la première fois que Tolkien puise dans le folklore nordique, entre le Rohan, les nains, les dieux mortels, Smaug inspiré de Fáfnir, etc.

Bon, voilà qui est fait pour cette chronique. Bon baisers au bord de l’eau.

 

 

 

/Le Prof


06/10/2015
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Chroniques d'Arda : Les Nains

   Bien le bonjour, à vous qui avez soif de bière et d’acier d’argent ! Aujourd’hui nous parlerons, vous l'aurez compris j’espère, des nains !

Les nains sont la création, non pas d’Eru-Ilúvatar, mais d’Aulë, le Vala forgeron, qui voulait avoir des apprentis pour enseigner son savoir. Sachez que, comme tout dans cet univers, il y a plusieurs noms pour désigner les nains. Aussi ne vous étonnez pas si je parle de Naugrim (en elfique) ou de Khazad (en langue naine), mais il existe encore maintes dénominations plus ou moins péjoratives selon la langue employée (sindarin, quenyan, langue commune archaïque, etc.) Ils se distinguent par leur petite taille, par leur pilosité abondante chez les hommes comme chez les femmes, par leur longévité, avec une moyenne de 250 ans, et par leur incroyable résistance à la faim et à la douleur. Ils sont d’excellents artisans, forgerons et bâtisseurs, et font aussi de formidables guerriers. Ils ont un amour impondérable pour l’or, les joyaux et autres richesses de la terre, pour leur travail, pour la bière et pour la bonne chair. Ils sont aussi extrêmement têtus, ce qui est souvent la cause de leurs discordes, entre eux ou avec les autres peuples.

Concernant les naines, elles sont peu nombreuses et assez cachées par le reste des nains, ce qui amène les autres espèces à douter de leur existence. Elles représentent un tiers de la population naine. Le mariage est unique et à vie, c’est-à-dire que seuls un tiers des nains se reproduisent et donc que la croissance démographique est très faible. Les batailles sont donc un fléau pour eux, du moins celles où il y a beaucoup de morts dans leurs rangs. Les naines portent aussi la barbe, accentuant alors leur ressemblance avec les nains. C’est ainsi qu’une légende est née sur la reproduction des nains, selon laquelle ils naitraient de la pierre et retourneraient à l’état de pierre à leur mort - ce qui est éminemment faux. Cette légende est cependant renforcée aux yeux de ceux qui la perpétuent par le fait qu’ils ne soient pas des enfants d’Ilúvatar.

D’ailleurs, nous sommes passés à un poil d’anus de ne pas avoir les nains. En effet, Eru, voyant des êtres qui devaient être intelligents créés hors des limites du Chant des Ainur (je vous rappelle que dans le Chant, les êtres intelligents ce sont les elfes et les hommes et c’est mare), ordonna à Aulë de les détruire. Aulë tenta de plaider leur cause, de sauver sa création, mais Ilúvatar ne voulut rien entendre. Aulë se saisit alors de son marteau à contre cœur, leva son bras et abattit son outil sur l’enclume où les sept pères des nains étaient posés. Mais au dernier moment, Eru retint sa main. Les nains avaient eu un réflexe de survie, plaçant leurs bras entre eux et le marteau. Ce signe impromptu d’intelligence scella le destin des khazad. Eru ne pouvait se résoudre à génocider (ce verbe n’existe pas mais je vous merde, j’écris kessqej’veuh lol) des êtres intelligents, alors il leur accorda l’existence, mais à la condition qu’ils arrivent sur Arda après les elfes. Aulë leur apprit son art, ce qu’il voulait faire à la base, puis les plongea dans un profond sommeil jusqu’à l’arrivée d
es bouffeurs de salade…euh…je veux dire des elfes !

Au P.A., les elfes naquirent et, après leur découverte par les Valar, les nains se réveillèrent. On a dit qu’il y avait sept pères des nains. Mais entre-temps, Aulë avait multiplié leur nombre. Car oui, comme on l’a vu, les nains se reproduisent de façon sexuée avec de « jolies femmes poilues », et ont donc besoin que ces femmes existent. Ce furent donc sept couples de nains qui se réveillèrent dans les montagnes de la Terre du Milieu. La famille de Durin, les Longues-barbes, s’éveilla au mont Gundabad, au nord des Monts Brumeux ; les Barbes-de-feu et les Torses-larges s’éveillèrent dans les Montagnes Bleues ; les Poings-de-fer et les Barbes-raides s’éveillèrent à l’est du continent, mais on ne sait pas où exactement ; et les Boucles-noires et les Pieds-de-pierre s’éveillèrent aussi à l’est des Terres du Milieu dans un lieu inconnu, pas au même endroit que les autres. On peut dénombrer une huitième famille de nains que l’on appelle les Petits-nains, qui ne sont autres que les exclus des autres familles, exilés pour diverses raisons. On peut tout à fait dire que ce sont des victimes puisque tout le monde les butte : les nains, les hommes, les elfes, les orcs, les gobelins, les animaux, etc. En même temps, ce sont des petits connards vicieux, ils n’ont pas la noblesse des nains, donc c’est normal. Ils s’éteignirent, les Petits-nains, vers la fin du P.A., comme les nabots qu’ils sont.


Comme vous vous en doutez, les nains durent mener maintes batailles - sinon pourquoi développer des aptitudes à la guerre ? Mais, comme on l’a vu, la guerre est dangereuse pour eux, en raison de leur taux de natalité extrêmement faible. Ainsi, les grandes batailles qu’ils menèrent n'étaient que territoriales : les orcs virent prendre Gundabad, les nains perdirent, les orcs prirent leur place, les nains se réfugièrent dans la Moria, les orcs les suivirent à la Moria, les nains perdirent, etc. Il arriva que les nains gagnassent comme à Erebor, la Montagne Solitaire, aux Monts de fer, aux Montagnes Bleues, ou autre. Mais il n’y eut plus de grande guerre à proprement parler après le P.A., où tout le monde s’était ligué contre Morgoth.

 

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Au niveau de leur culture, les nains sont des esthètes. Car oui, outre la bière et la bidoche, les nains aiment les objets ouvragés. Finement ouvragés. Ils sont des maîtres dans l’art de la forge et du bâtiment, autant dans la création de cités naines ou elfes (notamment la cité de Nargothrond au P.A.) que dans la création d’armures, d’armes, d’objets du quotidien ou de bijoux. Et outre les bijoux en métaux précieux, ils savent très bien travailler les gemmes et pierres précieuses. D’où une passionnante discussion entre Legolas et Gimli (dans le livre) sur la notion même de beauté. Mais ne craignez rien, cette discussion philosophique ne sera pas détaillée ici, je vous laisse bon soin de vous en enquérir par vous-mêmes. L’autre point culturel important des nains est leur langue. Ils sont extrêmement fiers de leur langue, le Khuzdul. Aussi préfèrent-ils apprendre les langues étrangères pour commercer avec les autres peuplades que d’enseigner la leur. De toute façon, les hommes la trouvent trop complexe et les elfes (surtout les Sindar) la trouvent trop laide. Il est à savoir que la langue naine a très peu évolué du fait du respect qu’ils éprouvent envers cette dernière. Mais il existe à côté de nombreux langages des signes nains. En effet, ils ont tendance à signer entre eux lors d’un échange commercial pour être sûrs de ne pas se faire comprendre par les autres. Mais étant une langue informelle, n’ayant pas le même statut que le Khuzdul, la langue des signées possède une forte variété d’une tribu à une autre.

 
Et je vais m’arrêter là pour les nains. D’aucuns diront que je n’ai pas parlé des sept anneaux des nains, ou encore d’autres choses, mais je vous réponds séance tenante : les sept seront traités dans un autre article, et je n’ai gardé pour celui-ci que les informations pertinentes. Et cela fait déjà un bien gros texte. Sur ce, je vous laisse à vos rêveries, ou devrais-je dire à vos bières.

 

 


/Le Prof

 

15/10/2015
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Chroniques d'Arda : Les Rapports entre les Elfes et les Nains

   Bien le bonjour, chers amis ! Nous nous sommes bien alcoolisés à la bière avec l’article bien gros sur les nains, et maintenant que nous sommes plus sociables, il est temps de commencer à parler avec les elfes. Et par parler, j’entends taper.


En effet, il est une chose importante que je n’ai pas citée dans la précédente chronique, qui est la querelle entre le peuple des Khazad et celui est Quendi (et si tu as bien suivi mes chroniques, tu sauras que je parle des nains et des elfes).

Au départ, les elfes et les nains vivaient en bons termes. Les nains voyaient dans les elfes un bon moyen de commercer et les elfes, se croyant seuls êtres doués d’intelligence (outre les Valar), voyaient dans les nains une curiosité, ainsi que de bons ouvriers. Aussi commerçaient-ils en bonne intelligence, les nains étant même les constructeurs de l’une des plus grandes cités elfe de la Terre du Milieu au P.A., j’ai nommé Nargothrond. En effet, les elfes ne savent pas construire dans la pierre, habitués qu'ils sont aux maisons dans les arbres, contrairement aux nains. Nargothrond a été détruite par Glaurung (le père des dragons), mais ce n’est pas la seule cité elfe construite par les nains. On peut au moins aussi citer la cité de Thranduil (le papa de Legolas).
C’est d’ailleurs à cause de Thranduil que les rapports entre elfes et nains se rompirent totalement. Déjà à la fin du P.A. les rapports entre les deux se firent rares, les nains restant dans leurs problèmes d’orcs. Mais quand Erebor fut assaillie par Smaug le Doré, les nains attendant l’aide des elfes de Thranduil furent trahis. Thranduil ne vint jamais à leur secours, à cause d’une rancœur, née de la perte de certaines gemmes détenues par les nains d’Erebor. Et depuis, les nains détestent les elfes et les elfes détestent les nains.


On pourra cependant voir Legolas et Gimli se rapprocher l’un de l’autre dans une amitié forte dans Le Seigneur des Anneaux. Encore ici, je vous renvoie aux livres qui montrent la progression de leur amitié bien mieux que les films. Impossible de trouver un dessin d'une bataille entre elfes et nains, du coup, je mets en illustration la scène du conseil d'Elrond, qui montre l'animosité des uns envers les autres.

 

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Donc, la querelle entre les nains et les elfes ne tient pas à grand-chose, si ce n’est au comportement hautain des elfes, au caractère bien trempé des nains et au puissant sentiment de communauté chez les deux races.

Il est aussi à noter que depuis Tolkien, les nains et les elfes ne peuvent pas se voir en peinture dans les œuvres fantastiques. Ce qui est un stéréotype bien grossier, même envers Tolkien. Maintenant, je vous laisse décuver votre bière et panser vos blessures, et je vous donne rendez-vous bientôt pour une nouvelle chronique. Bisous qui soignent.

 

 

 

/Le Prof


18/10/2015
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Chroniques d'Arda : Les Ents

  Bien le bonjour, mes chers amis. Aujourd'hui je vous invite pour une balade bucolique à travers les champs et forêts de la Terre du Milieu, à la découverte de ces êtres formidables et anciens que sont les Ents.

 

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Les Ents sont des êtres presque aussi anciens que le monde chargés de veiller sur la nature. Ils furent créés de la main d’Ilúvatar sur un conseil avisé de Yavanna, Vala des choses qui poussent, attristée qu’elle était de voir ses enfants sans défense contre les différents peuples de la Terre du Milieu (hommes, elfesorcs et j’en passe). Eru, dans sa toute sagesse, fut favorable à la demande de Yavanna et conçut ainsi les Ents, des géants très forts mais très doux et très lents, chargés de veiller sur la nature (je viens de l’écrire je sais mais je répète au cas où pour les deux du fond qui ne suivent pas).


Les Ents sont souvent assimilés à des arbres et pour cause, ils prennent les caractéristiques de l’essence du bois auquel ils s’identifient. Pourtant, jeunes, ils ont des traits plus humains. En effet, à la base, ils sont génétiquement plus proches des nains que des arbres. Tous ont quand même des constantes biologiques telles que la peau semblable à l’écorce et les cheveux et/ou la barbe et/ou la moustache faits de broussailles. Hors les jeunes entures (les petits des ents : ent + bouture = t’as compris quoi), on peut différencier trois types d’ents : les ents mâles, les ents femelles et les Huorns.

Les Ents mâles sont les seuls que l’on peut encore voir en Terre du Milieu. Ils affectionnent particulièrement les forêts et prônent une certaine forme d’immobilisme, genre « j’aime bien faire la sieste sous l’ombre des arbres », contrairement aux Ents femelles qui préfèrent les champs et les jardins et qui veulent parcourir le monde pour le recouvrir de fleurs et légumes en tous genres. Ainsi les mâles sont restés dans les forêts (principalement autour des Montagnes Brumeuses, du Rohan et d’Isengard) tandis que les femelles sont descendues dans le val d’Anduin, progressant toujours plus dans tous les sens. Une rumeur veut qu’elles arrivèrent dans les plaines de Nurn, une partie du Mordor, aux temps où le seigneur du Mordor n’était pas encore revenu. Toujours est-il que les Ents femelles sont perdues et que les mâles ne peuvent plus se reproduire. Il y a donc de moins en moins de « bergers de la forêt », malgré une mortalité très faible. Car non, les Ents ne se meurent pas au sens où ils dépérissent comme les autres êtres vivants. Ils sont aussi immortels que les elfes. Seulement, il arrive très souvent qu’un Ent décide de se poser tranquille quelque part et de ne plus bouger. Il s’enracine littéralement pour devenir de plus en plus proche d’un arbre. C’est ça, un Huorn. Il est alors plein de peur et de rage envers les destructeurs de la forêt, mais il ne sait plus distinguer les bons et les mauvais de « ceux qui marchent sur deux jambes ». Du coup, il attaque tout le monde s’il le peut, sans être foncièrement méchant. Les Huorns peuvent encore se déplacer, même s’ils ne le font pas souvent. Ce sont eux que l’on voit bouger dans les films du Seigneur des Anneaux.

Les Ents n’ont pas beaucoup de culture, ayant une vie très sauvage, mais ils ne sont pas des incultes pour autant. Ils savent parler au moins trois langues (l’entique, le quenyan et le langage commun ; d’autres en connaissent plus parfois), ont un goût certain pour la poésie et les belles choses de la nature, et ils sont surtout des encyclopédies vivantes de l’Histoire ainsi que le la faune et de la flore) Ils sont très, très, TRES lents dans leur comportement mais aussi dans leur langage. L’entique est une langue très longue qu’aucun autre peuple ne peut parler, qui est très peu usitée par les ents eux-mêmes (sauf occasions très importantes comme l’entrée en guerre contre Isengard). Ils préfèrent nettement l’elfique ancien (le quenyan donc).

Je vais vous laisser sur une petite anecdote linguistique : ent vient du vieil anglais voulant dire « géant ». Maintenant que vous vous sentez moins bêtes, je vous dis merci et à bientôt pour une nouvelle Chronique d’Arda.

 

 


/Le Prof


28/10/2015
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