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L'Alchimie : Nicolas Flamel

   Bien le bonjour, chers amis. Aujourd’hui, point de troll comme la dernière fois. D’ailleurs, en dédommagement de ma bassesse, je vais vous présenter une fierté française. Sans plus attendre, parlons du plus célèbre des alchimistes : j’ai nommé Nicolas Flamel.

 

Nicolas Flamel, c’est le type qui aurait découvert la pierre philosophale. Rien que ça. Vous voyez à quel point il pose ses testiboules sur la table d’alchimie. Il est connu pour sa grande intelligence quant aux choses de l’alchimie mais c’est bien pour la découverte de la pierre qu’il est passé à la postérité. Il est tellement célèbre qu’il est une figure emblématique d'à peu près la Terre entière. On le retrouve partout où l’on peut entendre les mots d’alchimie ou de pierre philosophale. Pour prendre un exemple parlant, on le retrouve dans la culture occidentale avec Harry Potter (qui ne manque pas de nous rappeler dans le premier opus qu’il est l’inventeur de la pierre) mais aussi dans Fullmetal Alchimist, à l’autre bout du monde chez nos amis nippons. Dans FMA, il n’est pas fait mention de lui, pas même comme inventeur de la pierre. Non, l’hommage est plus discret puisqu’il s’agit du signe sur le manteau d’Ed (le perso principal) qui s’appelle le Flamel. C’est presque de la poésie non ?

 

Bref. Nico, il roxe sévère du poney. Maiiiiis… Pourtant il n’a jamais été alchimiste. Nicolas Flamel est bien une personne qui a existé. Il a vécu au quatorzième siècle en France, plus précisément à Paris. C’était un garçon d’assez basse extraction (pas trop non plus, on dirait aujourd’hui qu’il était de classe moyenne) qui commença comme copiste et enlumineur (il copiait et décorait les livres) puis qui devint libraire. Il était un fervent catholique. Mais il aimait peut-être une chose plus que Dieu : l’argent. Il se maria avec une dame bien dotée qui aimait aussi beaucoup l’argent. Ils n’étaient pas de la noblesse, mais bon sang qu’ils se faisaient du fric les sagouins ! Néanmoins, ils n’étaient pas, comme un couple de dragons, affalés sur leur or. Non, il fallait suivre quand même la morale chrétienne. Aussi, ils n’hésitaient pas à dépenser des fortunes dans l’immobilier, à construire des orphelinats, des maisons et autres. Bon, comme le dit l’autre : charité bien ordonnée commence par soi-même. C’est pourquoi toutes les bâtisses qu’ils firent construire étaient décorées à leurs frontons de gravures représentant le couple Flamel, du genre qui disent : si t’as un toit, c’est grâce à nous et à notre bling ma gueule ! Leur affaire se faisant, le petit Nicolas tenta la politique. Comme il n’était pas bien vu par les autres politiciens (parce que franchement, il restait aux yeux des nobles un pécore, bien qu’il était aussi riche qu’un noble, sinon plus), il se vit taxer d’alchimiste, d’impie qui pratiquait des expériences interdites qui frôlaient la magie et donc l’hérésie (il était super catholique je vous rappelle). Et c’est dans le lot de ces insultes qu’apparut la création de la pierre philosophale, seul moyen d’expliquer la fortune du bonhomme. Bah oui, il devait forcément changer le plomb en or pour être aussi riche alors qu’il n’était qu’un bouseux !

 

Donc, le plus célèbre des alchimistes, qui est français et qui est une source de fierté chauvine n’est en fait qu’un petit gars fortuné qui dérangeait la haute société de l’époque. Tenez, voici un verre pour ramasser votre sel.

 

Bon, eh bien ma foi, je vais vous laisser là pour l’instant. Je vous dis alors à bientôt pour un retour sur une autre mythologie (car j’aime bien les allers-retours). Quoi ? Un indice ? D’accord : grenouille.

 

 

 

/Le Prof

 



08/06/2017
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