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Mythologie Chinoise


Le chaos primordial

   Au début, le vide (Sans déconner ! ah bah en voilà une surprise !). Enfin pas exactement le vide (Et Bim! tu l'avais pas vu venir celle-là). Plutôt un néant bouillonnant sans ordre mais plein de potentialités, emplissant le rien de sa vacuité sans limite. Mais peu à peu, de ce chaos sans nom émerge le Tao. S’imposant naturellement, le Tao devient l’univers en transcendant, et bien qu’il ne crée rien, toutes choses procèdent de lui.


Du Tao sont ainsi issues les deux forces primordiales de l’univers, le Yin (et pas « Ying » bon dieu !) et le Yang dont l’opposition permanente engendre le Chi. Cette énergie brute, primaire, en parcourant le cosmos, donne naissance aux étoiles, aux planètes et à toutes autres choses. Les Éléments naissent et prennent place aux points cardinaux. Puis, peu à peu, le lourd tombe et le léger s’élève. Terre et Ciel voient leurs limites se dessiner. Les bornes de l’univers apparaissent : Est, Ouest, Sud et Nord. Tout se sépare et s’ordonne, le Ciel et la Terre sont désunis. Alors les souffles chauds deviennent le Feu et donne naissance au Soleil. Les souffles froids deviennent l’Eau et voilà qu’apparait la Lune. Les grands cycles se mettent en place ; aux jours succèdent les nuits, et les quatre saisons se suivent dans l’harmonie. Le monde est enfin monde.



/Niedman


12/04/2015
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Les Quatre Animaux

   Identifiés en langue chinoise comme les Sì shòu et en langue japonaise comme les Shijin, les quatre animaux, que l'on trouve également appelés quatre pouvoirs ou quatre figures, sont les gardiens des points cardinaux. Nés de l'observation du ciel et de la nature, ils font leur première apparition dans l'Antiquité chinoise et sont immédiatement associés à quatre couleurs. Après quelques fluctuations, leur apparence se stabilise au cours du IIIe siècle avant Jésus Christ, soit à la fin de la dernière période pré-impériale de l'histoire de la Chine, que l'on désigne comme celle des Royaumes Combattants. Il sont alors inscrits dans le système des cinq éléments et s'allient au Kirin, qui y occupe une place centrale. Il est à noter que les wuxings, ou Cinq Phases, ne renvoient pas aux éléments traditionnellement trouvés dans la pensée occidentale. Il n'est ici pas question d'air, mais de métal, de bois, d'eau, de feu et de terre.

 

 

 

 

Le Qing Long en chinois, ou Seiriu en japonais, est un dragon azur associé à l'Est et représentant l'élément Bois. Comme l'ensemble de ses homologues, il est une créature composite au long corps sinueux et à la gueule féroce, dont le pouvoir réside au sein d'une perle qu'il cache sous son menton ou dans sa gorge.

Le Bai Hu, ou Byakko, est quant à lui un tigre blanc, gardien de l'Ouest et de l'élément Métal. Sa couleur indique une longévité exceptionnelle et de grands pouvoirs puisque seuls les animaux les plus anciens voient leur pelage blanchir. Il est associé à la puissance militaire.

Le Zhu Que, ou Suzaku, est un oiseau vermillon que l'on identifie parfois comme étant un fenghuangla version chinoise du phénix. Il garde le Sud et veille sur l'élément Feu. Son caractère est doux et sage, et il est valorisé par le Feng shui, l'art d'harmoniser l'énergie d'un lieu afin de procurer le santé et la sérénité à ses occupants.

Le Xuan Wu enfin, ou Genbu en japonais, est une tortue-serpent noire associée au Nord et à l'élément Eau. Son rôle est particulièrement important en astrologie.

Quant au Kirin, auquel un article a déjà été consacré, il symbolise l'étoile polaire et possède la couleur jaune.

 

 

 

/Spawy

 


16/03/2017
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Le Long, le Dragon Chinois

   On peut distinguer quatre grandes familles de dragons asiatiques : le dragon japonais, le dragon coréen, le dragon vietnamien et le dragon chinois. Alors, je vais parler succinctement des dragons japonais et coréen, parler amplement du dragon chinois et expédier le vietnamien (parce que « c’était pas ma guerre ! »).

 

Le dragon vietnamien, appelé Rồng (l’accent grave va sur le n, ne me demandez pas comment ça se prononce), est à la base de tout pour les habitants, notamment d’eux-mêmes. Au départ issu des crocodiles et des serpents, il fut par la suite fortement influencé par le dragon chinois. Il représente la pluie (indispensable pour l’agriculture), l’empereur et le principe de vie qu’est la croissance. C’est la figure la plus sacrée. Voilà. Je vous avais prévenu, je l’expédie celui-ci.

 

Maintenant, on rentre dans la partie la plus bourrative de l’article. Le dragon chinois, le Long, est celui qui inspire tous les autres dragons asiatiques - à quelques détails près, on peut dire qu’ils sont tous copiés-collés sur le Long. Si sa forme exacte varie selon les époques, on peut néanmoins dire qu’il possède un corps serpentin et une gueule à laquelle il vaut mieux ne pas faire de bisous sous peine de perdre un morceau. Grosso-modo, il arbore un corps de serpent, des pattes de tigre agrémentées de serres d’aigle, des yeux de démon, des moustaches sensorielles, une bonne barbe et des bois de cerf. Il ne possède pas d’ailes mais est capable de voler grâce à la crête qui dentelle son dos entier de la tête au bout de la queue.
Pour faire plus simple encore, si vous voyez à quoi ressemble le dragon de Dragon Ball, alors vous savez à quoi ressemble le Long. On remarquera que ce dragon « fictif » s’appelle Shenron en japonais (roi dragon) mais qu’en chinois, il se dit Shen Long (pas étonnant puisque Dragon Ball est une adaptation d’un fameux conte chinois que j’espère pouvoir vous transmettre plus tard). Et le rapprochement ne s’arrête pas là puisque le Long possède un artéfact fort précieux et très puissant qui apporte bonheur, sagesse, abondance et connaissance au chanceux qui le détient : une boule de cristal qu’il garde dans les plis de son menton ou carrément dans sa gorge (pour ceux qui l’ignorent, Shenron ne peut être invoqué qu’avec sept boules de cristal dans le manga).

 

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Contrairement au dragon occidental, le dragon chinois ne ressemble pas à un dragon dès sa naissance. Son œuf met déjà pas moins de 1000 ans pour éclore d’un serpent aquatique et il lui faudra quelques 5500 ans de maturation et de transformations pour arriver à l’âge adulte et à la forme que je viens de décrire. Sans compter la possibilité qu’une carpe devienne dragon comme dit dans mon précédent article sur la Porte du Dragon. Bref, il n’est pas aisé de devenir un dragon, nous le savions déjà. Aussi, par leur rareté et leur puissance, il y a une légion de dragons au panthéon chinois dont quelques-uns sortent du lot : Tian-long, le dragon céleste, est le gardien des demeures divines et le protecteur des cieux, portant parfois les palais des dieux sur son dos pour les maintenant en l'air ; Shen-long, le « dragon spirituel », est un dragon aux écailles d'azur faisant tomber la pluie en marchant sur les nuages et fertilisant de ce fait la terre, mais pouvant également entraîner des catastrophes (du coup on le vénère autant qu’on le craint), notons qu’il était le symbole de l’empereur et que personne d’autre ne pouvait arborer son emblème ; Di-long, le dragon terrestre, est le maitre des sources et des cours d’eau ; Fu-zang long est le dragon gardien des trésors, protecteur des pierres et métaux précieux enfouis au sein de la terre ; Huanglong, le dragon jaune ou cheval-dragon, est le messager divin ; et Long wang est désigné comme le Roi Dragon.

 

Le dragon coréen, le Yong, est semblable à son cousin chinois si ce n’est qu’il est exclusivement lié à la pluie et à l’agriculture et que son orbe est tenu dans sa main. Cet orbe nommé le Yeo-ui-ju permet au dragon détenteur l’omnipotence et la création ; seuls ceux qui ont quatre doigts (le quatrième, c’est le pouce qui referme l’emprise de sa patte sur la boule) peuvent en avoir un.

 

Le dragon japonais, le Ryū (oui, le même que dans le Rozan Shô Ryū Ha de Shiryu dans Saint Seiya, et aussi dans le nom de ce dernier), est très semblable aussi à ses homologues. Il représente les étendues d’eau (surtout la mer), les nuages et le ciel. Il se distingue par le fait qu’il ne possède que trois doigts à chaque patte et qu’il vole moins que les autres dragons asiatiques.

 

Voilà pour cet article qui m’aura pris pas mal de temps. J’espère qu’il vous aura plu, et en attendant vos retours, je vous donne mon congé.

 

 

 

/Le Prof


10/05/2016
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La Porte du Dragon

   Bien le bonjour mes chers amis avides de culture. Aujourd’hui, on va se faire plaisir avec un petit article, du genre qui se boit à l’heure où l’on lit le thé. Nous allons parler de la légende de la Porte du Dragon.

Il est en Chine une cascade quelque part sur le fleuve jaune (où exactement je ne sais pas, je ne suis pas cartographe fluvial) assez grande, dont on dit que l’eau s’abat plus vite qu’une flèche tirée par un bon archer (vous imaginez donc le cubage d’eau que vous prenez sur la mouille). En cet endroit se réunissent maintes carpes qui tentent de franchir cette cascade. En effet, si la carpe est vigoureuse, elle n’en est pas moins un poisson miteux, ce qui nuit assez à sa street crédibilité.

« -Mais Prof, allez-vous me demander, en quoi franchir une cascade va changer leur crédibilité de tanche ?
-Ce sont des carpes, pas des tanches.
-Tais-toi vilaine. Je voulais utiliser le terme « tantouze » mais Niedman m’a tapé en disant que ça stigmatisait sa communauté.
-Ah… »

Bon, reprenons. La légende veut que toute carpe franchissant cette cascade devienne un dragon. Et là c’est la classe ! Car souvenez-vous, dans l’article sur le dragon oriental, nous vous instruisions du fait que le dragon représentait l’Empereur lui-même. Cette légende est donc la symbolique de la montée sur l’échelle sociale. J’entends par là qu’où une carpe remonte la Porte du Dragon, un paysan arrive à des hauts postes dans la société.
Là où il y a le sel (autant dans le sens d’intérêt que dans celui du sel de vos larmes), c’est que toutes les carpes ne franchissent pas la cascade. C’est même extrêmement rare ! Pourquoi ? Eh bien c’est très simple : 1) elles se prennent des bastos de flotte ; 2) elles se font pêcher de toutes les façons possibles par les pêcheurs ; 3) elles se font bouffer par des oiseaux de proies et autres ours.

13055517_1020023698079027_6767295256864259238_n.jpgMaintenant je fais un petit lien avec un univers que je connais très bien : Pokémon. Eh oui, ce bon vieux Satoshi Tajiri s’est inspiré de cette légende pour une famille de pokémons. Il s’agit de Magicarpe et Léviator. Vous ne me croyez pas ? Regardez attentivement l’image à côté de ce texte... Et oui, on retrouve le même code couleur ! De plus, Magicarpe est un pokémon souvent utilisé par des pêcheurs (oui, notamment celui qui en a six), le petit peuple, alors que le Léviator est utilisé plutôt par des dresseurs plus expérimentés (comme des topdresseurs) qui eux sont plus hauts dans l’échelle sociale de cet univers. Ils sont aussi utilisés par les dracologues qui sont des dresseurs extrêmement estimés, présentés comme les plus puissants. Souvenez-vous de cet expert dracologue, maître du Conseil 4 qui se nomme Peter. Il utilise un Léviator. Aussi, les créateurs du jeu ont poussé la ressemblance encore plus loin. Je vous disais qu’il était extrêmement difficile de devenir un dragon pour une carpe. Eh bien dans le jeu c’est pareil ! Si vous avez jamais entraîné un Magicarpe, vous savez que c’est long et difficile : il faut aller jusqu’au niveau vingt, il gagne très peu d’expérience à chaque combat, il a des statistiques de misère, il n’a aucune attaque offensive avant le niveau quinze, bref Magicarpe est une sous-merde. Par contre, arrivé à l’évolution, Léviator devient un monstre autant au niveau des statistiques que de ses attaques, il devient un fléau pour tous ses opposants. Comme quoi, c’est beau Pokémon !

Bref, je m’arrête ici après cette digression trop longue. Mais je vous pose quand même une question (je récupère les copies attention !) : selon vous, vaut-il mieux vivre toute sa vie comme une carpe et avoir une vie heureuse ou tenter de devenir un dragon au risque de se faire avoir au vol ? Je vous laisse donc (définitivement cette fois) alors à la prochaine !
 
 

/Le Prof

25/04/2016
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Le Feng Du ou les dix enfers

  Salutations ! Aujourd'hui je suis de retour, non pas pour vous jouer un mauvais tour, mais pour continuer notre voyage dans la mythologie chinoise. Cette blague médiocre et sans saveur me semble idéale concernant le sujet de l'article : Le Feng Du.


Le monde souterrain (ou Feng Du) est composé des dix enfers de la mythologie chinoise. Ces enfers sont les lieux où l’âme d'un nouvel arrivant est jugée et punie (ou non) jusqu’à sa réincarnation. Chaque enfer est dirigé par un roi auquel l'Empereur de Jade a confié la bonne marche du royaume.

 

L'arrivée: Un démon accueille l’âme et vérifie son identité dans un grand livre afin de s'assurer qu'il n'y ait pas eu d'erreur. Une fois les tracasseries administratives accomplies, l’âme est envoyée vers les dix enfers en commençant par le premier.

 

La Terrasse des Miroirs: Le premier enfer est dirigé par Qin Guang Wang, qui est le premier à juger une âme fraîchement arrivée. Elle est alors amenée devant le Miroir des Rétributions, ou elle est forcée de revoir chaque détail de sa vie passée. C'est alors qu'est décidé si l’âme doit aller dans un enfer, et si oui, dans lequel.

 

La Baie d'Immondices et l'Enfer de glace (oui tout ça, ça fait un seul enfer, ta gueule): Qu Jian Wang règne sur cet Enfer. Les pervers et les dépravés (Ca c'est nous, estimés collègues !) sont plongés dans un bain d'ordure puant, tandis que les mauvais médecins, les kidnappeurs et les entremetteurs malhonnêtes sont immergés dans un lac d'eau gelée et condamnés à rester prisonniers de la glace.

 

La Prison sans Dessus-Dessous: Song Di Wang punit les drogués, les évadés, les blasphémateurs et les meurtriers en les pendant par les pieds. Leurs genoux sont brisés, ils sont écorchés et leurs yeux sont arrachés par des démons. Les profanateurs de tombes sont également condamnés à frire sur une grille de cuivre.

 

Le Lac de Sang et La torture des abeilles: Régi par Wu Guan Wang, cet enfer est le lieu dans lequel les âmes des escrocs et des tricheurs sont dévoré par des milliers d'abeilles avant d’être plongées dans un lac de sang noir. Des démons en profite pour les frapper avec des masses pour les réduire en pulpe sanglante.

 

Les Seize Départements du Cœur gémissant: Yen Lo Wang, dieu de la Mort, est le Roi de cet Enfer au sein duquel les immoraux sont contraints d'observer les effets de leurs péchés sur leurs proches encore vivants. Après quoi ils subissent différents châtiments puis leur cœur est arraché et bouillie par des démons ricanant (grosse ambiance).

 

L'Enfer des Tortures Hurlantes (oui parce que jusqu’à maintenant c'était les "enfers des tortures marrantes"): Dans cet enfer sur lequel règne Bian Cheng Wang, les âmes s'étant vautrés dans la luxure voient leurs parties intimes dévorées par des rats. Les menteurs et les commères sont empalés sur des piques de fer. Bian Cheng Wang gère aussi les erreurs administratives... oui parce que toi, tu meurs et paf! on te pend par les pieds, on te pète les genoux, on t'arrache la peau et les yeux. Et bah Bian Cheng Wang te dit au bout d'une éternité de torture: "- ah merde! On a mélangé ton dossier avec celui de Ted Bundy! Toi on devait juste te plonger dans la merde pendant 3/4 d'heure!"

 

L'enfer du Hachoir: Les traîtres, les pyromanes, les terroristes et les trafiquants d'esclaves sont passé à la moulinette par Tai Shan Wang.


L'Enfer de la Suffocation:
Ceux qui ont trompé les dieux ou qui ont refusé d'obéir a leurs lois sont poussés dans cette enfer gouverné par Du Shi Wang. Ils y sont asphyxiés par une fumée brûlante.

 

La Toile de Fer: Ping Deng Wang retient prisonnières pour l'éternité, dans une toile d'acier, les âmes des plus grands criminelles de l'histoire. Ceux dont les péchés sont si graves et si nombreux qu'aucune pénitence ne peut les absoudre.

 

12527741_10208180973544487_944766212_n.jpgLa Roue de la Réincarnation: L'ultime enfer du Feng Du où sont envoyées les âmes ayant purgé leur peine. Zhuan Lun Wang a pour tache de juger une dernière fois l’âme, afin de décider sous quelle forme elle renaîtra. Une fois la décision prise, l’âme doit boire le thé de l'Amnésie pour oublier sa vie passé et toutes les tortures subies.

 

Bref, voila en résumé ce qui vous attend petits garnements ! Alors soyez sages et brossez-vous les dents !

 

 

 

/Niedman

 

 

Ps: "- Dans quel enfer es-tu tombé?
- Dans l'Enferme ta gueule!"


14/01/2016
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Yi

   Dans l'imaginaire chinois, Yi est un peu perçu comme Hercule, c'est-à-dire comme un être "semi" divin. Voici donc son histoire :

Xihe, la mère du soleil, avait eu dix enfants. Les dix soleils vivaient dans les régions orientales, dans un lac. Nos dix soleils avaient reçu l’ordre de l’Empereur Céleste d’aller, chacun à leur tour, éclairer et réchauffer la terre. Grâce à eux, la planète était alors florissante et verdoyante.
Sauf que ces dix soleils ne pensaient qu’à s’amuser, et attendre leur tour pour aller se promener une fois tous les dix jours seulement leur pesait. Et ce qui devait arriver arriva : ils décidèrent un jour de braver l’interdit et d’aller tous ensemble s’amuser autour de la terre. Sur celle-ci, la chaleur fut tellement intense qu’une terrible sècheresse s’abattit. Les rivières furent asséchées, les récoltes détruites, et les hommes durent vivre dans des cavernes sous peine de mourir brulé.
L’empereur Yao demanda donc aux soleils de reprendre le rythme normal d’apparition, afin de pouvoir sauver la planète. Mails ils refusèrent : ils s’amusaient bien, alors. L’empereur Yao, soucieux du bien-être de son peuple et de la sauvegarde de la planète, implora alors l’Empereur Céleste pour que celui-ci lui vienne en aide. Ce dernier, furieux d’apprendre qu’on ait pu ainsi lui désobéir et mettre la terre en danger, convoqua Yi, l’archer céleste. Il lui confia un arc rouge, dix flèches blanches et lui ordonna de punir les soleils.

 

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Yi descendit sur terre. Le spectacle de désolation qui s’offrait à ses yeux renforça sa détermination à obéir à l’Empereur Céleste. Il prit son arc et visa le premier soleil. Celui-ci se transforma en une boule de feu et disparut. Les autres soleils, effrayés, voulurent s’enfuir mais Yi ne leur en laissa pas l’occasion. Il allait tirer sa dixième flèche quand l’empereur Yao stoppa son bras : « Arrête, nous avons besoin de soleil pour vivre, épargne le dernier. »
Yi accéda à sa demande. La vie put donc reprendre un cours normal sur terre. Mais lorsque Yi voulut regagner les cieux, les hommes lui demandèrent de rester pour les aider à vaincre d’autres catastrophes, et il accepta. Voilà comment un archer sauva l’humanité. 

 



/Niedman


30/06/2015
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Les trois Augustes

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   Les trois Augustes (ou trois mythiques souverains civilisateurs) sont apparus dès la création de l’univers. Ils sont les ancêtres des humains et ont des pouvoirs surnaturels.  

Fu Xi est le premier des trois Augustes. Il possède une tête humaine et un corps de serpent. Sage, il organise l'humanité et crée pour elle une société policée, un gouvernement calqué sur la cour céleste. Il est le père de nombreuses inventions telles que l'écriture chinoise, le calendrier, la construction des maisons, etc... Puissant magicien, familier des forces de la nature, il invente également les trigrammes et les hexagrammes qui permettent de lire l'avenir, dont il se sert pour organiser le monde. Il sera honoré par les Dieux pour ses actions et prendra la fonction de dieu gouverneur de l'Ouest.

Nu Wa est la sœur et épouse de Fu Xi ; elle régnera après lui. Déesse créatrice, elle a façonné les premiers hommes avec de la glaise, leur a donné le pouvoir de procréer et a également réparé le ciel brisé suite à la guerre entre Gònggōng, dieu des eaux cherchant a renversé l'empereur de Jade, et Zhùróng, dieu du feu. Elle est connue alors comme la déesse de l'harmonie. On lui prête souvent un corps de serpent. 

Shen Nong appelé également « Le divin Laboureur » (rien de sexuel) est le dernier des trois Augustes. On lui prête l’invention de la houe, de l’araire et du champ, de la culture des cinq aliments de base, la découverte des vertus médicinales des plantes. Son nom, "agriculteur divin", lui a permis de devenir un dieu jouissant d’une certaine importance dans la société agricole. Il est aussi le patron des pharmaciens et des médecins. Il est représenté comme un homme à tête de buffle.

 

 


/Niedman


06/06/2015
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Les Dix mille êtres et choses

   Au Ciel, les dieux prennent place dans un monde fait à leur image. Le plus grand et noble d’entre eux, le dieu du Ciel, dirige les autres et prend le nom d’Auguste Empereur de Jade. Sage et bon, il dirige son monde en accord avec des principes d’harmonie et d’équilibre, et crée la Cour céleste au sein de laquelle dieux et êtres fabuleux prennent place. Ayant la responsabilité de toute vie physique et spirituelle, l’Empereur de Jade met en place divers ministères chargés de l’aider dans sa tâche.


Sur terre, bêtes et plantes apparaissent un peu partout, peuplant un paysage encore désert. L’homme nait plus tard, issu d’un peu de boue. Les dieux lui insufflent les trois âmes célestes nommées Hun et les sept âmes nommées Po. Et l’homme part à la conquête d’un monde neuf et vierge… 

 

 

 

/Niedman


12/04/2015
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Guandi

   Guandi fait partie de ces rares individus que sont les hommes ayant réellement existé et ayant été élevés au rang de dieu. Guan yu (ou Kouan yu) naquit probablement aux alentours de l’an 160. Il servit sous les ordres de Liu Bei, le fondateur du royaume de Shu, dont il fut le frère d'arme avec Zhang Fei, et aurait été un des cinq « généraux tigres » de Liu Bei. Réputé guerrier invincible de son vivant, il fut finalement capturé et exécuté, avec son fils, par les troupes de Sun Quan et par Lu Meng, lors du siège de Fan. Il fut divinisé quelques siècles après sa mort sous le nom de Guandi, sous la dynastie des Sui (588 - 618). Il est toujours révéré de nos jours en Chine, aussi bien par les taoïstes que par les bouddhistes. Il est particulièrement populaire à Hong-Kong comme dieu de la guerre, des hommes d’affaires et des policiers. On le représente traditionnellement comme un géant à face rouge (symbolisant la loyauté et la droiture) avec une très longue barbe et portant une sorte de Hallebarde : Dragon Vert, qui pesait, selon la légende, plus de 40 kg. Il a été immortalisé dans le roman des Trois Royaumes (que je vous invite ardemment à lire), où il est dépeint comme un guerrier loyal et honorable capable d'exploits surhumains.

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Guan Yu est toujours vénéré par les gens du commun. Selon la croyance populaire chinoise, un code de l'honneur incarné en Guan Yu existe dans l'autre monde. À Hong-Kong, il trône sur un petit autel dans tous les commissariats de police ; la plupart des policiers chinois le révèrent. De façon assez ironique, bien des membres des triades le vénèrent aussi. Il est également vénéré par les hommes d'affaires et les commerçants en tant que dieu de la richesse et « saint patron », étant donné qu'il est censé bénir la droiture et protéger des fourbes. Dans le Taoisme on vénère Guan Yu en tant que Saint Empereur Guan et divinité soumettant les démons. Les taoïstes ont commencé à lui vouer un culte à partir de la deuxième moitié du XIIe siècle, sous la dynastie Song. Dans le bouddhisme, on honore Guan Yu comme bodhisattva et protecteur du Dharma. On l'appelle Bodhisattva Sangharama, « temple » en sanscrit, ce qui fait de Guan Yu le gardien du temple. Sa statue est en général située à gauche de l'autel principal, face à son homologue, le Bodhisattva Skanda. 

 

 

/Niedman


27/03/2015
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Le Qilin, ou Kirin

 Bronze_Qilin_statue.JPG  Le Qilin est l'équivalent chinois du Kirin japonais, du Girin coréen et du Kỳ lân vietnamien. Le Qilin est un animal composite que l'on surnomme parfois dans la littérature européenne "licorne asiatique". Pourtant, il n'apparaît pas toujours muni d'une corne unique, et les statues le représentant portent toutes deux cornes de cerf. Le Qilin peut également être désigné sous le terme sibuxiang, un mot générique signifiant "qui ne ressemble à rien" (vous admettrez que ce n'est pas très gentil).

 

Le Qilin est un animal éminemment bénéfique. Son apparition est toujours un bon présage et constitue à l'échelle d'une région l'annonce d'une ère de prospérité sous le gouvernement d'un sage. En effet, le Qirin aime les endroits protégés et paisibles et sera plus enclin à élire domicile sur une terre bien administrée. Il a un caractère doux et tranquille, est herbivore, et veille à ne faire de mal à aucun être vivant. Sa douceur est telle qu'il n'écrase pas la végétation sur laquelle il marche. Mais le Qirin a aussi son petit côté précieux. Il déteste se salir et ne dort donc que dans les endroits propres. S'il n'a pas envie de se mouiller, il peut même marcher sur l'eau.
Inversement, la disparition d'un Qilin est toujours un mauvais signe. Elle signifie qu'un équilibre a été rompu. La mort d'un Qilin est plus encore négative et annonce un malheur tel que le décès du souverain ou des temps troublés pour la région.


Un autre aspect positif du Qilin est la promesse qu'il porte d'une prestigieuse descendance. Sa venue annoncerait aux mères la naissance d'un sage ou d'une personne talentueuse. Selon une légende chinoise, un Qilin apparut en rêve à la mère de Confucius peu avant sa conception et déposa à ses pieds un livre de jade, sorti de sa bouche. Confucius, le fondateur du confucianisme, resta en lien avec les Qilin tout au long de sa vie et le mythe veut qu'il fut le seul à pouvoir les reconnaître avec certitude.


Le Qilin est le roi des animaux à poils, au même titre que dans la tradition taoïste chinoise le phénix règne sur les animaux à plumes, le dragon sur les bêtes à écailles et la tortue sur celles à carapace. Associés au tigre blanc, ces trois autres animaux fantastiques gèrent les quatre énergies que sont l'eau, le bois, le feu et le métal. Le Qilin s'occupe quant à lui de l'élément Terre.
Il serait né de la conjonction de deux étoiles ou d'un croisement entre une vache et un dragon. Il n'a pourtant gardé de cette ascendance que peu de caractéristiques physiques. Le Qilin possède un corps de grand cerf, une queue de bœuf, le front d'un loup et les sabots d'un cheval. Du dragon il a la peau écailleuse. Celle-ci est de cinq couleurs : jaune, rouge, bleue, blanche et noire. Sur le front, le Qilin porte soit une corne charnue, soit deux bois de cerf. Elle ou ils sont recouverts de fourrure. La voix du Qilin serait mélodieuse et aurait le timbre d'une cloche. Selon certains récits, le cri du mâle présage l’apparition d’un sage, et celui de la femelle le retour à la paix. Malgré son tempérament doux, le Qilin a la capacité de se défendre. Il sait cracher des flammes et rugir d’une voix de tonnerre s'il se trouve face à un ennemi.

 

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Le Kirin, l'équivalent du Qilin, est bien connu de la culture japonaise, où il porte parfois le nom de Ikkakujū, littéralement "bête à une corne". Il a donné naissance à de nombreux personnages de dessin animé et aurait inspiré le design du dieu pokémon Arceus.

 

 


/Spawy


24/10/2014
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